Pour des raisons "techniques" les femmes devraient pouvoir le faire, puisque rien ne le leur interdit, légalement… Sauf qu’en pratique, c’est toujours un peu… Compliqué.

Obliger de légiférer pour une pratique naturelle
Obliger de légiférer pour une pratique naturelle © Getty / Marko Geber

Depuis quelques semaines, affluent sur les réseaux sociaux des témoignages de mères à qui on a demandé de sortir, de se rhabiller, qui ont essuyé un regard, une remarque, une gifle. Oui, une gifle. En fait tout est parti de là. C’était en Mai dernier, à Bordeaux. Maylis est dans la file d’attente d’un point relais. Son bébé de six mois, Nino, commence à avoir faim, très faim. Alors il pleure, très fort. Alors Maylis veut le calmer, alors elle découvre - à peine - sa poitrine, et là, paf, une baffe. 

C’est une cliente qui n’a pas supporté. Les réseaux non plus, n’ont pas tellement aimé. L’histoire circule, déclenche un déluge de témoignages et de commentaires, et parvient jusqu’à l’oreille d’une députée qui vient de déposer cette proposition de loi : l’entrave à l’allaitement pourrait devenir un délit, puni de 1500 euros d’amende. 

Super. Bravo. Mais moi je ne peux pas m’empêcher de me demander ce qui ne tourne suffisamment pas rond chez nous pour qu’on doive rappeler, encore, et toujours, et dans de nouvelles lois, que seules les femmes sont aptes à savoir ce qu’elle peuvent, ou doivent, ou veulent faire de leur corps. Visiblement, le message ne passe toujours pas…

Pour l’égalité à l’entretien d’embauche, à en croire ce sondage IFOP, on repassera.

Une femme sur cinq dit avoir subit un comportement déplacé ou une remarque sexiste pendant un entretien d’embauche. C’est trois fois plus qu’il y a 20 ans. Et c’est pire encore, les chiffres sont quasiment multipliés par deux, quand ces femmes sont bisexuelles, homosexuelles, racisées ou non valides. Est-ce que les recruteurs seraient devenus plus sexistes, ou bien est-ce que les candidates, seraient, elles, plus conscientes de leurs droits ? Difficile à dire, évidemment. Même si, d’après l’IFOP, le mouvement MeToo a clairement joué son rôle à plein : les femmes, aujourd’hui, ne tolèrent plus.

L’image de la semaine

Postée sur Instagram par le duc François de Bavière. Dans son château de Nymphenbourg, à Munich, il est installé sur son fauteuil, entouré de lourdes tentures et de motifs champêtres, prenant la pose à côté de son compagnon, accoudé, lui, au dossier du fauteuil.

Le couple a choisi le mois des fiertés LGBT, et le photographe officiel de la famille royale pour ce tout premier coming out que la royauté européenne ait jamais connu. François de Bavière, descendant de Sissi, si si, n’avait jamais caché son homosexualité… Sans l’afficher non plus. Il le fait, donc, cette fois… A l’âge fort respectable de…88 ans. 

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Quelques chiffres

Je vous en donne quelques uns avant qu’on se quitte, Ali :

- 20, celui-ci roulait en boucle sur Twitter ce week-end, et c’est le nombre de plaintes déposées par Céline Piquet, à la police, contre son mari avant qu’il ne la tue.

- 56, c’est le nombre de féminicides recensés depuis le début de l’année : et ça se confirme, depuis le début de la pandémie, le rythme repart bien à la hausse.

- 25, ce sont les années de cohabitation entre Valérie Bacot, et Daniel Polette, son beau père depuis l’âge de ses 12 ans, mais également le père de ses 4 enfants, tous issus de viols. Combien de viols y a-t-il eu ? Ca, on ne sait pas, combien de coups non plus. En revanche, il ne la prostitue plus. Parce qu’un jour, en 2016, elle l’a tué. Violée par un énième client, à l’arrière d’une Peugeot. Il y avait un flingue, elle l’a pris, elle a tiré. Jugée en ce moment aux Assises de Saône et Loire, elle risque la perpétuité. Verdict, demain.

- Ce qui est sûr, c’est qu’elle risque gros. Les femmes qui tuent leur mari écopent en général de 15 à 20 ans de réclusion, contre 7 pour les maris qui tuent leur femme. Pourquoi ? Parce que pour les femmes, on retient la préméditation. Pour les hommes, on parle d’une impulsion. Il y a les faits, il y a, toujours, leur interprétation. Et ces chiffres, c’étaient les derniers, proviennent de l’Observatoire des prisons.

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