Le globe-trotter se fait connaître du grand public en 2004 grâce à l’émission de télévision « J’irai dormir chez vous ». Réalisateur, présentateur et cameraman, il s'est rendu en trente ans de carrière dans plus de quatre-vingt pays et garde un souvenir ému d’une nuit en Amazonie en 1986.

Antoine de Maximy est connu pour ses aventures autour du monde, mais savez vous ce qu'il lui est arrivé en Amazonie en 1986 ?
Antoine de Maximy est connu pour ses aventures autour du monde, mais savez vous ce qu'il lui est arrivé en Amazonie en 1986 ? © AFP / FRANCOIS LO PRESTI

Il était ingénieur du son sur le film "Le peuple singe". Cette nuit-là, Antoine seul sur une pirogue, fait la connaissance avec les crocodiles.

Inlassable voyageur, Antoine des Maximy continue à parcourir le monde.

"A l'époque, on filmait des singes qui n'avaient pratiquement jamais été filmés dans la nature : des wakari blancs. Une boule de poils avec une tête complètement chauve, rouge vif et qui en plus vit dans les forêts inondées d'Amazonie, dans les cimes des arbres. Donc il s'agissait d'aller filmer un singe tout en haut, et nous on se déplaçait en bas en pirogue. C'était un défi assez difficile.

Une nuit, parce que j'étais ingénieur du son, j'ai voulu enregistrer des ambiances dans la forêt. Je suis parti seul, avec une pirogue. Et en entrant dans la forêt, je vois avec la lumière de ma lampe frontale une petite lumière rouge. Je me dit : "ça y est, c'est le premier crocodile". Il y a des crocodiles partout. On savait un peu comment faire réagir les crocodiles en imitant leurs cris. Evidemment, en pleine nuit, je n'avais pas envie de les énerver. Et puis, je ne savais pas ce que j'allais leur signifier par ces cris. Peut-être que ça signifiait "Attention, j'arrive et je vais vous en mettre plein la gueule". Donc je n'avais vraiment pas envie d'énerver la bête.

Donc je continue dans la forêt, je revois des petites lumières rouges. Je m'approche, je m'approche,... Et puis je vois un petit animal, une grenouille. Je me dis que je me suis donc trompé. Pour vérifier, je prends ma pagaie que je passe sous la bête qui ne bouge absolument pas. Je soulève et là, je sors un petit crocodile de 20 cm...

C'était bien des crocs ! Et peut-être que la mère est dans les parages. Vite, je me barre. Je reprends ma pirogue dans la nuit, avec tous les bruits que tu peux entendre  dans une forêt amazonienne. J'étais de plus en plus tendu. Ce genre de moment où tu te dis que tout peut arriver. Je m'avance, je m'avance... Et à l'endroit où je devais débarquer, un meeting de crocodiles. 7 ou 8 en arc de cercle. J'ai pris mon élan avec la pirogue, j'ai foncé sur eux. Ils se sont barrés et la pirogue a foncé sur la berge. Je suis sorti, limite en courant, jusqu'à l'arbre et j'ai grimper l'échelle jusqu'à la maison à 25 mètres de haut, qu'on avait construire à la cime.

J'ai passé le reste de la nuit avec la joie d'avoir vécu quelque chose d'unique. Et surtout de m'en être sorti."

Programmation musicale
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.