En 1995, Nicolas Vanier part pour le Grand Nord pendant un an avec sa femme, Diane, et leur petite fille âgée d'un an et demi, Montaine. À travers les Rocheuses et le Yukon (Canada), ils voyagent à cheval pendant deux mois et atteignent un grand lac en Alaska où ils vont passer un hiver entier, dans une cabane.

Nicolas Vanier
Nicolas Vanier © Getty / Bertrand Rindoff Petroff

"Tout était tout de même centré sur notre petite fille d'un an et demi, avec un rythme de voyage qui était calqué sur le sien, avec une période de sieste, qu'elle faisait soit dans notre dos, soit parce qu'on se trouvait dans des zones un peu compliquées (passage de cols, de rivières ou autre), on faisait une pause et on la laissait dormir. Ensuite, les journées étaient rythmées par le relief, les chevaux, la météo… on essayait d'effectuer entre 20 et 50 km par jour"

"C'était un rêve très tenace chez moi de construire une cabane en bois ronds au bord d'un grand lac perdu au milieu des montagnes. Un jour, je suis arrivé en haut d'un col et j'ai vu ce lac extraordinaire au bord duquel nous avons construit une cabane, où nous avons vécu pendant six mois, en attendant l'hiver"

"L'endroit où on a construit cette cabane se situe à environ un mois et demi de marche de toute route, de toute habitation, de tout village. En autarcie complète, on allait chercher notre nourriture dans ce que j’appelais "le supermarché de la forêt'"

On a vécu là vraiment heureux

"Est-ce que la nature est un milieu plus hostile, plus dangereux que la ville ? Je n'en suis pas persuadé. Dans la nature, je maîtrise mieux les risques - la meilleure preuve en est qu'on a vécu pendant un an loin de tout, au milieu des grizzlis et des loups, par -40°C, -50°C et qu'on a pas eu de problème particulier".

Lac en Alaska
Lac en Alaska © Getty / mantaphoto
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