Jack Arnold, Edgar Ulmer, Bert I. Gordon, Joseph Lewis, Edward Cahn... Leurs noms ne vous diront peut-être rien, ou pas grand chose. Leurs films non plus, souvent en noir et blanc, d'une durée courte, à peine plus d'une heure, tournés rapidement et sans star dans des décors rudimentaires. Le Météore de la nuit , Le Démon des armes , Rendez-vous avec la peur , Détour , L'Invasion vient de mars , Le Déserteur de Fort Alamo , autant de titres qui appartiennent à à cette grande famille qu'on a appelée la série B, dont l'origine remonte aux années 30, à Hollywood, lorsqu'après les ravages économiques de la Dépression, il a bien fallu que les studios imaginent de nouvelles solutions afin de remplir les salles de cinéma.

Rocketship XM2
Rocketship XM2 © DCGeist (public domain)

Il y a bien sûr deux manières d'envisager la série B et son âge d'or des années 50 : comme l'immense bêtisier des films de prestiges ou comme le meilleur du cinéma avec des diamants noirs d'énergie brute qui ont parfois entrouvert la porte d'une certaine modernité et permirent aux films dit de série A de se renouveler.

Car la série B fut un laboratoire de formes mais aussi une formidable école de cinéma : John Wayne, Clint Eastwood, Don Siegel, Robert Aldrich et puis James Cameron et Francis Ford Coppola y ont fait leurs humanités.

Mais que reste-t-il aujourd'hui de la série B, de son esprit ? Pourquoi tant de ciénastes, de Godard à Tarantino, de Scorsese à Joe Dante l'ont admiré ? Au fond, quel fut son secret ?

Evénement(s) lié(s)

Rétrospective Edgar G. Ulmer à la Cinémathèque

So Film

Les liens

Le blog de Jean-Pierre Dionnet

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.