Le cinéma d'action est devenu un attrape-tout, un argument massue du marketing promotionnel, en bref, la forme aujourd'hui majoritaire du cinéma de divertissement et du blockbuster, capable de contaminer tous les genres, du polar au film de science-fiction, du film catastrophe au thriller. Ainsi, Avatar, Pièges de Cristal, Transformers, Gladiator, la série des Jason Bourne ou encore The Dark Knight croisent tous le fer avec le fer avec le cinéma d'action.

Affiche Die Hard
Affiche Die Hard © Radio France / radio france

Pourtant, des chevauchées du western aux poursuites du film noir ou d'aventures, l'action a toujours constitué l'une des formes reines du cinéma hollywoodien et l'un des tests les plus efficaces pour détecter chez un cinéaste des talents de metteur en scène. Mais, c'est au début des années 1980, que le cinéma d'action, ce que les Américains appellent le "action movie" devient un genre en soi, avec ses icônes, Stallone et Schwarzenegger, ses classiques - Rambo, Terminator, L'Arme Fatale, Piège de Cristal, et ses réalisateurs attitrés, qu'il s'agisse de John McTiernan, James Cameron, Walter Hill, Tony Scott ou encore Paul Verhoeven.

S'intéresser à ce que l'on appelle le cinéma d'action, c'est aussi se pencher sur une décennie souvent négligée du cinéma américain, les années 1980, celles de Reagan et de ces blockbusters prônant une vision simplifiée du monde et de ses enjeux, le retour à un individualisme forcené, le culte du corps et l'application arrogante de la Loi du talon. Certes, la surenchère, de course-poursuite, d'explosion, de sang, de muscles et d'effets spéciaux, consitue le lot commun du genre. Mais depuis quelques années, disons le début des années 2000, il semble qu'il soit devenu l'objet d'une agitation frénétique, d'un bombardement sensoriel qui confond parfois la vitesse et la maladie de Parkinson. Pourquoi les films d'action doivent-ils toujours aller plus vite ? Certains le font-ils mieux que d'autres ? Enfin, quelle raison secrète préside à cette étrange loi de l'accélération ?

Assayas invité de Pëndant les travaux
Assayas invité de Pëndant les travaux © Radio France

L'instant B.O. : La mort aux trousses , Bernard Herrmann, 1957.

“Hitchcock finit ses films à seulement 60%, je dois les terminer pour lui” a déclaré un jour Bernard Hermann, le compositeur attitré du réalisateur de Psychose qui, en 1957, signe avec La Mort aux trousses, l’une de ses partitions les plus abouties. C’est l’heure du déjeuner à New York, des foules se pressent, se croisent, se bousculent, à la manière d’un ballet de comédie musicale. Et puis apparâit Roger Thornhill, un publicitaire interprété par Cary Grant, sûr de lui, presque arrogant. Dans quelques minutes, Thornill va tomber dans les rêts d’un réseau d’espionnage opaque, qui le conduira jusqu’aux visages de pierre du Mont Rushmore.

La mort aux Trousses - Herrmann
La mort aux Trousses - Herrmann © Radio France / Radio France

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