Affiche Die Hard
Affiche Die Hard © Radio France / radio france

En 11 films et 27 ans de carrière, John MacTiernan pourrait, ou devrait, être le plus comblé des réalisateurs hollywoodiens, un génie du cinéma d'action qui, dans ses années engourdies et triomphantes que furent les eighties, secoua le genre et lui offrit deux de ses plus beaux fleurons: Predator en 1987 et Piège de cristal en 1988. A l'époque, ils étaient deux - James Cameron et lui - à avoir posé les bases d'un style plein d'énergie et d'élégance qui a et continue d'inspirer une large part du cinéma de divertissement hollywoodien.

L'instant BO du jour:

"Dernier domicile connu", François de Roubaix

Pochette BO Dernier domicile connu, José Giovanni, 1970
Pochette BO Dernier domicile connu, José Giovanni, 1970 © éditions Hortensia

Rencontre avec... Bertrand Bonello:

Dans "De la guerre", son troisième long métrage, Mathieu Amalric interprète le rôle d'un réalisateur de cinéma prénommé Bertrand, autant dire son double fictif. Au milieu du film, une question lui est posée, devant une série d'Ecorchés, ces sculptures représentant la morphologie anatomique de coprs humains disséqués. "Tu as déjà fait des films d'horreur?". Son personnage répond "non", mais précise qu'il en a toujours eu envie.

Cette petite scène, dans un film qui raconte les tourments existenciels d'un cinéaste en crise s'interrogeant sur lui-même et sur l'authenticité de sa démarche créative, est très révélatrice. Il semble en effet que ses films oscillent - ou hésitent ? - entre deux pôles de référence: d'un côté, le cinéma d'art du super auteur à la française issue de la nouvelle vague; de l'autre, le cinéma de genre, et d'horreur en particulier, où la signature de l'auteur est au service d'un pur spectacle de la cruauté, sans retenue ni complexe. Comme un rêve de synthèse entre deux manières antinomiques de faire des films?

Photo de Bertrand Bonello
Photo de Bertrand Bonello © Menerbes
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