Buster Keaton ne peut se réduire à la créativité de ses gags. Parmi les grands comiques du cinéma muet, « l’homme qui ne rit jamais » est l’un des premiers à comprendre l’importance du rôle de la caméra dans l’invention comique.

Buster Keaton Capricci
Buster Keaton Capricci © Radio France

A la lisière de la science-fiction et du cinéma de complot, Frankenheimer signe avec Seconds un film à la radicalité formelle éblouissante. Présenté à Cannes en 1966, Seconds un long métrage qui témoigne de toute l’audace visuelle du cinéaste américain à une époque où Hollywood hésitait encore à se libérer de son conformisme.

Révélé dans les années 50, John Frankenheimer s’est forgé un cinéma à l’esthétique très personnelle et toujours en mouvement. Le cinéaste est également réputé pour sa capacité ancrée à traiter de sujets de société dans l’air du temps. Lorsqu’il est dévoilé sur les écrans américains, Seconds est le huitième long métrage du réalisateur new-yorkais.

Seconds
Seconds © Radio France

Le film est aussi le troisième volet d’une trilogie sur thème la paranoïa initiée avec Un Crime dans la Tête (1962) et Sept Jours en Mai (1964). Adapté d’un roman de science-fiction de David Ely, Seconds raconte l’histoire d’un banquier désenchanté qui décide, pour quitter son existence morose, de nouer un pacte avec une organisation secrète capable de lui offrir la vie dont il a toujours rêvé. À l’époque, l’accueil réservé au long métrage est glacial.

Tourné en noir et blanc, le film expérimente la distorsion et le décalage entre les situations et la narration pour mieux incarner le malaise dont souffre le personnage principal. Un sentiment également accentué par le choix du réalisateur de restreindre l’espace dans lequel ce dernier évolue de façon à l’écraser un peu plus.

Buster Keaton Capricci
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