Fritz Lang
Fritz Lang © wikimedia

« Moi, je préfère M. » avoue Fritz Lang à Brigitte Bardot et Michel Piccoli qui, dans Le Mépris de Godard, disent tout le bien qu’ils pensent de L’Ange des maudits, ce western que le réalisateur de Metropolis a signé à Hollywood en 1951. M. c’est bien sûr M. le Maudit, premier film parlant de Fritz Lang et immense succès commercial, décrivant, à Berlin en 1931, la traque d’un criminel pédophile interprété par Peter Lorre, mais aussi un pays, l’Allemagne, en voie de décomposition. La même année, Goebels proposait à Fritz Lang, figure majeure du cinéma muet allemand – on lui doit déjà Le Docteur Mabuse, Les Espions, La Femme sur la lune et Les Trois Lumière – de devenir le cinéaste officiel du pays. Lang refuse, fuit en France où il réalise Liliom, puis s’exile aux Etats-Unis où il est engagé par la MGM. Débute alors la période dite « américaine » de Fritz Lang : Fury, Les Pionniers de la Western Union, Espions sur la Tamise, Règlements de compte, Le Secret derrière la porte ou encore Les Contrebandiers de Monfleet, autant de chef-d’œuvres qui prouvent la capacité de Lang à s’adapter à tous les genres – le western, le film d’aventures, le drame psychologique et le film noir – sans jamais céder à ses propres obsessions. Le mélange constant de la grande culture et des romans de gares, du feuilleton et du fait divers et surtout, une fascination pour les mécanismes du Mal dont toute son œuvre, s’est fait l’exégèse.

Comme ses personnages, des artistes, des architectes, des écrivains, de petits ou grands criminels, il s’est mesuré à la mort, conscient de la victoire finale de celle-ci, et ce pessimisme actif a fait la grandeur de son œuvre ». Et si Fritz Lang était le plus grand ?

Instant B.O : Chiens enragés , Stelvio Cipriani, 1973

Cani Arrabbiati - Mario Bava
Cani Arrabbiati - Mario Bava © radio-france

Surtout connu pour ses giallos et ses grands films d'épouvante baroques, Mario Bava signe au début des années 1970, une série de films dont La Baie Sanglante et l'Ile de l'épouvante qui, comme le Fenzy d'Hitchcock tourné à Londres en 1972, prennent acte d'une évolution des formes, plus brutales que triviales, qui va caractériser une large part de la production des années 1970.

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