Une salle art et essai. C'est pour certains, un havre de paix, d'ouverture et d'intelligence, loin du bruit et de la fureur de ces blockbusters formatés qu'on projette là-bas, de l'autre côté du pont, dans des lieux effrayants, les multiplexes, où les films sont traités comme des poulets en batterie et les spectateurs, ravalés au sein de simples consommateurs. Pour d'autres, au contraire, c'est un sanctuaire poussiéreux, une promesse d'ennui et de lenteur, pour petits films malformés, qui, dans le grand bain du cinéma populaire et commercial, ne survivrait pas longtemps.

Voilà pour les impressions, les clichés aussi, les films labellisés " Art et Essai" possèdent autant de défenseurs que de pourfendeurs.

Mais que savons-nous de ce label, décerné par l'Association Française des Cinémas d'Art et d'Essai, l'AFCAE. Savons-nous qu'il fait l'objet d'une décision par la CNC, le Centre National de la Cinématographie ? Savons-nous qu'en France, la plupart des salles de cinéma indépendantes sont regroupées au sein de cette association, et qu'elles dépassent aujourd'hui le millier ?

Cinéma art et essai
Cinéma art et essai © Radio France / Radio France

Selon une étude publiée par le CNC en 2006, l'Art et l'Essai, pour le spectateur, se définit d'abord par opposition au cinéma grand public et fédérateur, aux films commerciaux. Il renvoie à des films dits d'auteur, économiquement indépendants, à petits budgets, ouverts aux différentes cultures du monde. Mais ce label, aussi gratifiant et protecteur fut-il , véhicule une image ambivalente, et peut parfois se retourner contre lui-même.

Quelle est l'image aujourd'hui des films labellisés "Art et Essai" ? Quel sens possède-t-il, aujourd'hui, à l'heure du décloisonnement tous azimuts des cinématographies et des cartes de fidélité ?

L'instant B.O. : Thief, Tangerine Dream, 1980

Les musiques électroniques planantes du groupe Tangerine Dream ont accompagné certains des grands films de la fin des années 1970 et du début des années 1980. On se souvient de la partition entêtante écrite pour Le Convoi de la peur de William Friedkin en 1977 et de celle-ci, composée en 1980 pour Le Solitaire, premier film de Michael Mann et matrice esthétique deDrive de Nicolas Widin Refn. Le solitaire en question, c'est James Caan, un voleur professionnel qui, après onze années passées derrière les barreaux, accepte un dernier coup.

thief
thief © Radio France / Radio France

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