Vendredi n’est pas dimanche, mais aujourd’hui, dans Pendant les travaux, c’est jour d’élection. Comment le cinéma filme-t-il le processus électoral, comment parvient-il, ou non, à transformer une matière, à priori terne et répétitive, en un récit palpitant ? Pourtant, à y regarder de plus près, toute campagne politique, et quelle que soit son échelle, constitue un réservoir immense d’histoires, de situations et de personnages : désigner un candidat, façonner et contrôler son image, décrire les différents étapes d’un scrutin, ses coursives, l’élaboration des discours et des slogans, s’adresser aux électeurs, autrement dit au peuple, et puis, les tractations, les coups bas, le panache des uns et le populisme des autres. Immédiatement, quantités de films viennent à l’esprit, de La Dernière fanfare de John Ford aux Fous du rois de Robert Rossen, de Primary Colors à Votez mc Kay, et puis Le Porteur de serviette de Daniele Luchetti, des Hommes d’influences, Partie de campagne de Depardon, le célèbre Président du conseil incarné par Jean Gabin dans le film de Verneuil, et plus récemment, L’Exercice de l’état ou Les Marches du pouvoir. Autant de films par lesquels un pays teste son modèle et sa force démocratique. On pourrait continue d’égrener longtemps les titres de films qui, de près ou de loin, ont traité de la chose politique et s’apercevoir qu’à ce jeu-là, le cinéma américain semble l’emporter haut la main. Pourquoi ?

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.