Il est 8h46, ce matin du septembre 2001, lorsqu'un avion de la compagnie American Airlines fend le ciel bleu azur de Manhattan et s'encastre dans la tour Nord du World Trade Center.75 minutes plus tard, les deux tours jumelles s'effondrent dans un fracas de poussière et de métal, sous l'oeil tétanisé des caméras du monde entier, qui découvrent, pour la première fois, le skyline défiguré de New York. Très vite, un cliché se propage, dans tous les commentaires, sur toutes les chaînes : "c'est comme dans un film" entend-on partout, et l'on cite la Tour Infernale , la série des Die Hard et d'autres films catastrophe, comme si le retour à la fiction devenait l'unique moyen de rendre compte du choc provoqué par l'événement.

La 25 ème heure
La 25 ème heure © Radio France / Radio France

Dépression, sentiment de revanche, paranoïa, grand mea culpa, quelles furent les premières humeurs du cinéma hollywoodien post-11 septembre ?

Posée telle qu'elle, cette question ressemble à un marronnier, replanté chaque année à l'occasion de l'anniversaire des attentats de New York. Pour autant, lorsqu'on sait l'incroyable réactivité du cinéma américain face à sa propre histoire, sa capacité à la mettre en forme, presque en temps réel, il faudrait être aveugle pour ne pas voir combien tous les films réalisés dans l'après-coup de la tragédie furent hantés, parfois à leurs corps défendants, par le 11 septembre 2001. De la 25ème heure de Spike Lee au WTC d'Olivier Stone, de La Guerre des mondes à Cloverfied , tous sont nés sur les ruines de Ground Zero, tous ont voulu repartir de cette catastrophe et voir comment avaient résisté ou non, les mythologies fondatrices de la fiction américaine.

Comment le cinéma hollywoodien a-t-il réagi à la chute des tours ? De quelle manière, les images gravées nos mémoires, se sont-elles retrouvées sur les écrans de cinéma ? Comment certains films ont-ils contribué à faire le deuil de la tragédie de Manhattan ? Et aujourd'hui, plus de 10 ans après les attentats, ce travail est-il fini ?

L'instant B.O : The Long Riders , Ry Cooder

La musique qu'il composa pour Paris, Texas en 1984, lui apporta la consécration. Depuis, le nom de Ry Cooder est associé à la guitare slide, technique de jeu caractéristique du blues, qui consiste à faire glisser le doigt le long d'une corde. Quatre ans avant la musique du film de Wim Wenders, Ry Cooder écrit, pour le réalisateur Walter Hill, la musique du Gang des frères James. Entre les deux hommes, c'est le début d'une longue collaboration et de quelques musiques inoubliables, comme celles de Sans retour ou de Crossroads en 1986.

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the long riders © Radio France / Radio France
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