Alors que la seconde loi sur l’immigration en 3 ans a été discutée cette semaine à l’assemblée, des associations religieuses et les collectifs de sans papiers se sont mobilisés. Un des points de débat du nouveau dispositif est l’abrogation de la fameuse loi des 10 ans qui permet à tous les étrangers de demander une régularisation de leur situation s’il sont en mesure de justifier de leur présence en France sur cette période. Ce dispositif de régularisation a concerné 2488 personnes l’année dernière autant dire une paille dans les statistiques de l’immigration. C’est à ces étrangers qui sont sur le point de passer le cap, bientôt supprimé des dix ans ou à ceux qui l’ont déjà franchi que Périphéries a ouvert son micro cette semaine. Des sans papiers qui risquent de le rester. A noter: Les associations soulignent qu’en raison des accords binationaux qui lient la France avec l’Algérie et la Tunisie les ressortissants de ces deux pays ne seraient pas concernés par l’abrogation de la « loi des 10 ans ». Ils pourraient en effet toujours se prévaloir de cette durée sur le territoire français pour demander un examen de leurs dossiers. Sur les 2488 régularisations de l’an dernier les Algériens et les Tunisiens représentaient 469 personnes soit près de 20% du total.

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