Ce mois de mai tombé à l’eau, les inondations… le climat est-il devenu fou ?

En décembre, il y avait des plantes fleuries. En janvier une alerte sur la faible recharge des nappes phréatiques. Elles avaient soif.

L’hiver au balcon, le printemps au tison. Ou en tout cas sous la pluie. Car les températures ne sont pas si basses. Rien de réellement exceptionnel n’en revanche, il es tombé un 24 heures autant de pluie qu’en un mois.

Ce déluge s’ajoute à des averses régulières pendant le mois de mai.

Les nappes phréatiques se sont remplies mais les sols sont saturés d’eau : d’où les inondations. Même si la végétation en plein réveil en absorbe une partie. Là c’est l’indigestion. Comme une éponge qui ne peut plus rien absorber.

Et on a évité le pire : si ces précipitations étaient tombées sur un sol gelé, lors d’un véritable hiver, la France aurait coulé.

Mais pourquoi tant de pluie ?

INONDATIONS DANS LE BRUAYSIS BRUAY LA BUISSIERE LE 31 MAI 2016.
INONDATIONS DANS LE BRUAYSIS BRUAY LA BUISSIERE LE 31 MAI 2016. © SEVERINE COURBE/VOIX DU NORD/MAXPPP

L’anti cyclone ne nous protège pas. C’est lui le garant du beau temps. C’est une zone de haute pression. Elle chasse donc tous les nuages.

Mais là il est bloqué au Nord et nous renvoie tous les nuages comme un tourbillon.

Pourquoi reste-t-il bloqué au Nord : on ne sait pas vraiment. Mais c’est lui qui sert de bouclier et repousse les précipitations quand il a la bonne idée de rester sur la France. Enfin bonne idée, ça dépend c’est aussi lui qui a autorisé la canicule de l’année 2003.

Il fait la pluie et peut aussi faire la sécheresse.

La situation actuelle est-elle due au changement climatique ?

Impossible à dire. La météo n’est pas le climat.

Nous sommes évidemment touchés ou plutôt douchés par ces pluies diluviennes dans notre quotidien. Mais le changement climatique ne se mesure pas sur un mois de mai pourri. Pas même sur une année. Il s’agit d’études sur plusieurs siècles. Pour mesurer une tendance il faut du temps. On sait que la température a augmenté de plus d’un degré en France métropolitaine depuis 1850.

Ça n’a pas empêché des hivers rigoureux et des étés pluvieux.

Les modèles mathématiques du climat futur font tout de même réfléchir :

Plus de chaleur c’est plus d’évaporation sur les océans qui gouvernent aussi le climat de la planète.

De quoi remplir le ciel de nuages et les précipiter sur les sols. Pas partout. On nous dit que les régions sèches deviendront arides. D’autres seront noyées.

On nous dit aussi que les saisons peuvent se décaler dans l’année. Vous pensiez skier à Noël allez y plutôt à Pâques. Et les pluies d’automne tombent au printemps.

On l’a vécu cette année.

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