Une nouvelle étude publiée aujourd’hui par l’association Génération Future confirme la pollution des foyers par les pesticides.

Affiche
Affiche © Génération Future /

Il a suffi de passer l’aspirateur. Les volontaires habitent à proximité de parcelles agricoles, à une vingtaine de mètres.

6 témoins ont le nez sur des vignes, 5 sur des vergers, 8 sur de grandes cultures céréalières.

On leur a fourni un kit à placer entre le conduit et le corps de l’aspirateur pour intercepter un échantillon de poussière.

Le kit a été envoyé dans un laboratoire pour être analysé.

A la recherche de pesticides.

Et fatalement, ils sont là : 8 à 30 molécules chimiques de synthèse en été. Mais comment être sûr qu’il s’agit de produits utilisés par l’agriculture. Nous utilisons des produits d’entretien qui contiennent des pesticides. Sans parler des insecticides.

La Permétrhide est un biocide que l’on trouve dans certains matelas. « Nous avons demandé à nos volontaires de remplir un questionnaire » répond le président de Génération Future

François Veillerette. Pour connaître leurs usages. Et l’étude affirme que les molécules retrouvées dans l’aspirateur proviennent bien d’une pollution agricole.

La culture la plus contaminante a une jolie couleur lorsqu’elle est versée dans un verre : c’est la vigne.

Le témoin raconte : « j’ai deux enfants, lorsque l’agriculteur pulvérise ses parcelles avec des produits phytosanitaires, nous avons des maux de tête et des démangeaisons ».

Et parmi les pesticides retrouvés dans les maisons, certains sont des perturbateurs endocriniens.

C’est le cas pour 60% des molécules chimiques de synthèse piégées par l’aspirateur des habitants témoins.

On les soupçonne de provoquer des cancers, d’être à l’origine de l’obésité, de certains diabètes, de la baisse de fertilité masculine et de ce phénomène de puberté précoce que l’on observe de plus en plus souvent chez les petites filles.

Ce n’est pas la première fois que Génération Future fait la chasse aux pesticides. Les dernières enquêtes en ont trouvé dans les fraises et les salades, chez les enfants, chez les femmes en âge de procréer. Une petite goutte de sang analysé et oui, il y a des pesticides.

L’association demande à nouveau le retrait de ces molécules et l’interdiction de les utiliser à moins de 100 mètres des habitations.

Il y a urgence dit-elle. D’autant que parmi les pesticides retrouvés dans les poussières, certains sont interdits depuis des années.

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