Les océans aussi sont victimes du réchauffement climatique

Poisson sanglier
Poisson sanglier © FAO

Il y a des sangliers dans l’océan. Des poissons sangliers. Ils sont petits. Ils doivent leur nom à leur nez qui ressemble à un groin.

Ils ont toujours été présents mais rares dans le golfe de Gascogne. Mais ces dernières années leur présence a été multipliée par 10.

C’est sympa de manger du sanglier dans une assiette à poisson ? « Ce n’est pas très bon » répond Didier Gascuel le président de l’association des scientifiques français d’halieutique. Mais pourquoi ce poisson est il devenu si abondant ? La température de l’eau a augmenté de un degré depuis 1950. Ca lui plait. Mais il n’y a pas que cela. La nature a horreur du vide. On a tellement pêché la sardine et le hareng qu’il a pris leur place.

On ne sait pas si sa prolifération est due à l’augmentation des températures ou à la surexploitation des poissons.

Les scientifiques ne savent pas faire la part des responsabilités. Mais on constate tout de même les effets de l’augmentation de la température sur les océans.

La morue de la mer du Nord est déjà remontée vers l’arctique. Et d’ici 2050 elle aura parcouru 291 kilomètres vers le Nord.

Plus bas les larves des morues ne trouvent plus assez de plancton, plus grand-chose à se mettre sous la dent pour grandir. La morue devient plus rare.

Mais là haut les pêcheurs Islandais et norvégiens en pêchent à profusion. Ils constatent l’abondance. Et cette pêche miraculeuse a des effets sur le marché : les prix s’effondrent. Pour les pêcheurs de la mer du Nord, c’est une double peine. Leurs filets sont moins remplis et en plus la morue rapporte de moins en moins.

Le changement climatique a également un effet sur la composition de l’eau des océans.

Ils captent une partie du CO2 que nous émettons. Cela modifie le PH de l’eau qui devient plus acide. Oh ce n’est pas du jus de citron heureusement nous n’en sommes pas là. Mais cela a déjà des impacts sur les espèces qui ont un squelette calcaire.

Leur croissance est ralentie. C’est le cas pour le zooplancton qui est à la base de la chaîne alimentaire. Il sert de repas aux larves de poissons que nous mangeons quand ils sont grands.

Et cela touchera également les coquillages comme les huîtres d’élevage.

La nature peut s’adapter à beaucoup de choses. Mais là ça va trop vite. D’où cet appel des scientifiques spécialistes des océans : il faut impérativement juguler la hausse des températures à deux degrés et réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

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