C'est la fête à la grenouille. Les zones humides sont en régression dans le monde. En France elles ont perdu les deux tiers de leur surface en un siècle.

Les zones humides, en France, ont perdu les deux tiers de leur surface en un siècle.
Les zones humides, en France, ont perdu les deux tiers de leur surface en un siècle. © AFP / SEBASTIAN WILLNOW / DPA / AFP

Ces sites sont toujours sous l’influence de l’eau, le niveau peut grimper puis descendre. Ces sont des éponges qui permettent de réguler les crues et de lutter contre les inondations. Elles protègent les côtes des risques de submersion. Leur richesse biologique est incomparable, des poissons mais aussi des oiseaux dont la moitié nichent dans les zones humides.

Mais pendant des siècles elles ont fait peur.

C’est d’ailleurs ce qui a permis de les protéger un temps. Les émanations de gaz méthane qui pouvaient s’enflammer spontanément étaient à l’origine de la légende des feux follets. C’était forcément des esprits malins Cette mauvaise réputation attirait les vilains qui s’y réfugiaient pour échapper à la justice. Raison de plus à l’époque pour s’en méfier.

Et on a commencé à les assécher

Le plus étrange dans l’histoire c’est qu’on les a cultivées et qu’on s’est rendu compte qu’il fallait irriguer les cultures. Donc rapporter de l’eau que l’on s’était acharné à enlever.

Et les Shadock se sont remis à pomper.

Et puis sont arrivées les routes, l’urbanisation. Elles ne valaient pas cher les zones humides. Aujourd’hui c’est un peu différent la loi oblige les aménageurs à compenser les destructions dites inévitables. On déplace des mares pour laisser passer l’autoroute. Cette compensation écologique coûte cher. Mais moins cher que de prendre une règle et de faire un trait sur une carte pour tracer la voie rapide. Tout droit. Enfin sauf si un élu exige que ça passe près de chez lui.

En tout cas à compter d’aujourd’hui et tout ce weekend end de nombreuses animations et visites vous attendent pour vous faire découvrir la richesse de ces milieux.

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