turbine.
turbine. © M Lafosse

Pendant deux jours Biarritz accueille une convention internationale sur les énergies marines.

C’est une vieille dame : la Rance. La première et donc la plus vieille usine marémotrice au monde. Et c’est en France. En Bretagne.

Le principe : un estuaire. L’embouchure d’un fleuve, l’endroit où il se jette dans la mer et où il échange avec elle. Entre marée haute et marée basse, la différence de hauteur d’eau est de 10 mètres. Un barrage et des turbines. Quand la marée monte l’eau passe dans les turbines et produit de l’électricité, quand la marée baisse l’eau repart vers la mer et sa force sert à nouveau à produire de l’énergie.

La Rance produit l’équivalent d’un quart de tranche nucléaire.

Pas si mal.

En plus cette énergie est prédictive puisque l’on connaît les heures des marées.

On sait quand l’usine va produire. Alors que le vent est intermittent : pas de vent pas d’énergie.

Alors pourquoi ne pas avoir continué à construire des usines de ce type ?

C’est une énergie renouvelable sans doute mais elle n’est pas sans impact sur l’environnement. Accumulation de vase, développement anarchique de la végétation aquatique.

La France a décidé de ne plus investir dans les barrages mais dans les hydroliennes. Des moulins fixés au fond ou flottant, ils produisent de l’électricité grâce au courant. Qui font tourner les pâles.

Sans crainte de faire du tatare de poisson.

Les pâles tournent lentement et des études ont montré que la faune marine arrive à passer sans être broyée. Les hydroliennes sont les petites filles de la veille dame qu’est la Rance.

Et décidemment la France a été pionnière dans l’utilisation des vagues !

Encore un ancêtre qui date de 1928. Son nom ? Accrochez vous !

le siphon bélier à chambre barométrique.

Creusé dans une falaise près de Biarritz. En bord de mer. Les vagues entrent dans une chambre de capture, leur force va comprimer l’air qui va actionner une turbine pour produire de l’électricité.

Contrairement à la Rance, le siphon bélier ne produit plus. Il a souffert de problème d’érosion et la technique a été abandonnée. Mais quel est le potentiel énergétique de la mer ?

Si l’on compte tout : vague, courant, vent. La mer peut couvrir les besoins annuels de l’humanité : c’est ce qu’affirme Marc Lafosse, l’organisateur de la Convention internationale sur les énergies marines. À condition d’installer des équipements sur les linéaires côtiers du monde entier.

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