Campagne Pelgas
Campagne Pelgas © ifremer

C’est le départ de la campagne Pelgas dans le golfe de Gascogne pour estimer les populations de poisson.

Ils ne les comptent pas sur leurs doigts. Les scientifiques d’Ifremer ont tout l’équipement nécessaire sur le navire Thalassa.

Notamment les sonars qui envoient des ultra sons dans la mer. Ils rebondissent sur les organismes vivants et reviennent plus ou moins vite vers les appareils à bord. Cette onde de son permet de localiser et d’estimer la densité d’un banc de poisson. Le sonar ne dit pas aux chercheurs « ce sont des sardines ! » il n’identifie pas les espèces.

Mais en fonction de la densité, les scientifiques savent les différencier.

Et c’est là qu’interviennent les pêcheurs professionnels.

Pêcheurs et scientifiques main dans la main ce n’est pas courant.

D’autant que ce type de campagne est destiné à fixer les quotas de pêche.

A dire aux pêcheurs : vous ne pourrez pas capturer tout ce que vous souhaitez. Et même à interdire la capture de certaines espèces quand les stocks comme on dit s’effondrent.

Mais depuis 7 ans, les pêcheurs collaborent. Le navire scientifique Thalassa est aidé par des bateaux de pêche. Ils viennent donner des coups de chalut pour piéger des poissons repérés par le sonar. On peut ainsi identifier l’espèce.

Les poissons sont remis à la mer… sauf quelques uns reconnaît dans un sourire le chef de la campagne Mathieu Doray… on les mange.

Le travail consiste aussi à faire des prélèvements d’eau pour étudier sa composition. Les poissons sont très dépendants de leur environnement, température, salinité, quantité de plancton disponible.

Et les pêcheurs sont contents…

Quand on pose cette question à Sébastien Vaud : il acquiesce.

Il s’apprête à lever l’ancre : 20 heures de navigation seront nécessaires pour rejoindre le Thalassa. Il reconnaît tout de même que cela permet de surveiller le travail des scientifiques. Et de rétablir la confiance entre les deux professions.

Evidemment les pêcheurs sont rémunérés pour effectuer ce travail.

Quand on lui demande si ça n’est pas contre nature de remettre les poissons à l’eau quand on vit grâce à la pêche, il répond non. On fait très vite pour que le poisson vive.

Des fois qu’il ait la bonne idée de se prendre à nouveau dans les filets une fois les quotas de pêche auront été fixés.

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