L’écrivain Alphonse Allais voulait construire des villes à la campagne, aujourd’hui on veut cultiver des champs en ville c’est l’agriculture urbaine…

Des fraises gorgées de sucre. Des fruits mûrs, des légumes qui ont du goût. Mais comment est-ce possible ? Ou plutôt la question est : pourquoi depuis des décennies on nous propose des produits aseptisés, sans saveur ni odeur ?

Parce qu’il faut voyager sur quelque fois des milliers de kilomètres avant d’arriver dans une assiette. Et pour supporter le transport il ne faut pas être fragile. Les fruits et les légumes sont donc cueillis avant qu’ils ne soient mûrs, leur peau doit être résistante, un peu de conservateurs et de conteneurs réfrigérant. C’est parti ils sont blindés pour résister au voyage. Et … ce n’est pas bon. La dernière fois que j’ai croqué dans une pêche achetée dans un supermarché j’ai cru manger un navet… Ce fruit était aussi dur mais il n’avait pas le goût du navet. Il n’avait aucun goût.

Pour retrouver le goût des choses il faudrait donc produire au plus près de l’assiette, en ville

Ce n’est pas facile. La ville dévore les terres agricoles : l’équivalent en surface d’un département tous les 10 ans.

Elle s’étale. Et n’imaginez pas qu’il soit plus rentable de réserver du sol en zone urbaine pour un potager quand il faut construire des logements pour les hommes.

Ça coûte cher le mètre carré ! C’est ce que sont dits les créateurs de la société Agricool.

Ils ont acheté un conteneur maritime de transport pour cultiver des fraises. Il est situé en face de la cinémathèque de Bercy à Paris. Ce n’est pas très bucolique. Le conteneur est fermé, éclairé par des lampes à Led pour simuler la lumière du soleil, les fraises poussent à la verticale, 4 murs végétaux. Alimentées par un flux d’eau et de nutriments en circuit fermé. Bilan : 4 récoltes et 7 tonnes de fruits en un an. Cueillis à maturité.

Il faut les manger vite, elles sont mûres et ne supporteraient pas de voyager en camion. On cueille le matin, on déguste le soir. Un peu comme celles qui poussent en pleine terre dans son jardin.

Pour le moment elles sont offertes aux visiteurs. L’un des promoteurs de cette culture, Guillaume Fourdinier, espère produire des tomates et des salades l’été prochain.

Ce ne sont pas des cultures bios même si elles sont cultivées sans pesticides. Et ça peut heurter les amateurs de jardinage qui aiment voir leur plantation grandir en pleine terre et au soleil. Mais ça existe.

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