A deux jours de l’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat le point sur les techniques de captage et stockage du CO2 gaz à effet de serre.

Le CO2 pourrait être capturé pour ensuite être transformé en énergie
Le CO2 pourrait être capturé pour ensuite être transformé en énergie © Getty / Chuck Eckert

On va faire de l’eau gazeuse. Avec le gaz carbonique ce gaz réchauffe l’atmosphère : .plutôt que de le laisser s’échapper il s’agit de le capter à la sortie des cheminées des industries les plus polluantes. Les usines de fabrication d’acier, de ciment, de produits chimiques, les incinérateurs de déchets et les centrales de production d’électricité au gaz et au charbon.

La première ’idée c’est de capter le gaz et de l’envoyer dans les profondeurs de la terre pour le stocker.

Il va se combiner avec les roches du sous sol pour fabriquer du calcaire

La compagnie Total en a fait l’expérience à Lacq dans le Sud Ouest de la France.

Pour le moment tout va bien.

Quant à l’eau gazeuse…

C’est la deuxième idée : dissoudre le CO2 dans l’eau, d’où l’eau gazeuse. Ensuite on fore deux puits. Plus on descend sous terre plus la température grimpe. A 2000 mètres de profondeur il fait 70 degrés.

Dans le premier puit on injecte l’eau et son CO2. Ils chauffent, se chargent en calories. Le deuxième puit permet de réinjecter l’eau dans le sous sol après avoir récupéré la chaleur. C’est la géothermie : énergie renouvelable. Le CO2 pourrait donc avoir une vertu : plutôt que de réchauffer l’atmosphère on pourrait s’en servir pour produire l’électricité par exemple ou chauffer des logements via un réseau de chaleur.

C’est une technologie qui coûte cher

100 euros la tonne pour les plus grosses industries. Mais on n’a pas le choix d’après le spécialiste du Bureau de recherche géologique et minière Didier Bonijoly. Si on veut contenir la hausse des températures à deux degrés, il faut mettre le CO2 sous le tapis, enfin dans le sous sol.

Et ça existe déjà. Comme l’humanité est maligne elle utilise déjà le C02 pour l’injecter dans les forages pétroliers et pousser la dernière goutte de pétrole qui reste coincée. Rien à voir avec la lutte contre le réchauffement climatique. L’intérêt de l’opération est purement économique.

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