Non les carburants ne coutent pas de plus en plus chers. Non les taxes ne plombent pas les prix.C'est le résultat d'une étude de Jean Marie Beauvais, économiste des transports, qu'il a réalisé pour le compte de la FNAUT la fédération Nationale des associations d'usagers des transports. IL s'est intéressé à la dépense directement supportée par le consommateur/automobliste.Il a laissé de côté les coûts de construction, d'entretien de la voierie, de gestion du trafic et les couts écologiques... destruction des habitats ou encore émissions de gaz à effet de serre. Et depuis les années 70 faire le plein nous coûte moins cher. IL fallait 20 travailler 20 minutes en 1970 pour se payer un litre d'essence contre 8 minutes aujourd'hui. En fait ce qui plombe le budget de l'automobiliste ce sont les dépenses d'entretien et de réparation, ce n'est pas l'achat du carburant. D'autant que la consommation moyenne des voitures a diminué de 3 litres aux 100 kilomètres. Quant à la fiscalité elle n'a pas augmenté. Depuis 1999 le poids des taxes dans le prix du carburant est passé de 80 à 60% pour l'essence et 50% pour le gazole. Pour la FNAUT l'Etat est complètement skyzophrène. Il fait tout pour réduire la consommation des voitures : le bonus malus a effectivement orienté le marché vers des véhicules plus petits, moins gourmands moins émetteurs de gaz carbonique. Et en même temps il soutient la consommation de pétrole en la subventionnant par une baisse des taxes. Avec un manque à gagner pour les finances publiques. La conclusion de cette étude :Empruntez les transports collectifs. Ils coutent trois fois moins cher que la voiture. Alors évidemment ce n'est pas possible partout. La fédération des usagers des transports réclame une campagne d'information sur la conduite écologique : elle permet de réduire la consommation de 10%. Et suggère d'abaisser la vitesse maximale autorisée de 10 kilomètres heure. Ce qui permettrait d'économiser 700 000 tonnes de pétrole par an et d'éviter l'émission de 2 millions de tonnes de CO2. Gaz à effet de serre.LA MINUTE de la BiodiversitéToutes les semaines nous consacrons un peu de temps à la diversité biologique - la faune et la flore - avec François Letourneux de l'Union internationale pour la conservation de la nature . Aujourd'hui, cap sur les derniers éléphants de la réserve de Bou ban djada au Cameroun. Il en restait un petit millier l'an passé. Protégés par le ciel pendant la saison des pluies... parce que les braconniers pataugent ils ne peuvent pas chasser... Mais dès le retour de la saison sèche, les fusils sont de sortie.François Letourneux explique pourquoi.

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