La rivière Deûle
La rivière Deûle © Lamio

Les Nations-Unies se prononcent pour l'interdiction des micro-billes de plastiques dans les cosmétiques.

Lorsque vous vous démaquillez ou que vous appliquez une crème sur votre visage, sans le savoir, vous vous rendez responsable d'une pollution devenue planétaire.

Cela fait 50 ans que l'on incorpore des micro-billes de plastique dans les produits de beauté. Elles ont une double fonction. Une fonction de gommage, il s’agit de lisser la peau et d'exfoliation pour enlever les cellules mortes. Six pour cent des cosmétiques en contiennent, à raison de 0,05 à 10% du volume d'un flacon.

Ces microbilles sont à base de polyéthylène. Donc de pétrole. Elles ont remplacé des produits naturels comme le sel, le sucre, la pierre ponce ou les noyaux d'abricot. Abandonnés parce qu'ils étaient trop agressifs pour la peau d'après la Fédération française des entreprises de beauté.

Mais une fois rincées, les micro-billes de plastique se retrouvent dans les cours d'eau puis dans les océans.

Et elles peuvent entrer dans la chaîne alimentaire...

Reprenez-donc un peu de poisson, du cabillaud à la sauce plastique. "N'exagérons pas, répond la Fédération des entreprises de beauté, les micros billes ne représentent que 1% des déchets plastiques qui empoisonnent le milieu naturel" . Les stations d'épuration des eaux usées arriveraient à en intercepter la majorité : à la sortie il y en aurait dix fois moins.

Mais si l'on considère la capacité des gros déchets de plastique à se fragmenter, à finir en confettis, il est peut être utile de ne pas en rajouter.

D'ailleurs, les entreprises se sont lancées dans une course de recherche et de développement pour trouver des alternatives au plastique. Le produit miracle devra répondre à trois exigences :

L’efficacité, l'absence de risque pour la peau et être économiquement viable.

L'enjeu est tel qu'aucune entreprise ne veut dévoiler ses pistes de recherche.

Des pays et des états ont déjà décidé de réduire l'usage des micro-billes de plastique.

C'est le cas de trois états aux États-Unis et du Canada. Les Pays-Bas, l'Autriche, le Luxembourg, la Belgique et la Suède ont appelé à l'interdiction progressive.

En attendant, les associations comme Surfrider Foundation ont lancé une application,Plastics!, qui permet aux consommateurs de scanner le produit pour vérifier s’il contient ou pas des micro-billes de plastique. Elle est disponible en cinq langues et peut être utilisée partout dans le monde.

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