Entre 10 et 20 % de la population française en souffre d'allergies aux pollens. Cyprès, bouleaux, platanes, et si les ville plantaient différemment ?

Allergies au pollen (illustration)
Allergies au pollen (illustration) © AFP / Philippe Huguen

Nous sommes en pleine période des allergies au bouleau : imaginez, vous êtes très allergique à ce pollen... et on vient planter 980 bouleaux juste à côté de chez vous. C'est ce qui s'est produit à Lyon en 2011 dans le nouveau quartier de la Confluence. Les allergiques n'ont plus qu'à sortir leur mouchoir.

Depuis, la ville de Lyon a modifié sa charte de l'arbre, elle y a inclus la promesse de limiter les essences allergènes. Mais les communes n'ont aucune obligation réglementaire à le faire, et c'est ce que regrette le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) qui traque les pollens.

Son responsable scientifique Michel Thibaudon ne dit pas qu'il font tronçonner les bouleaux et les cyprès mais encourager les services des espaces verts à diversifier la végétation. Sur les quelques 400 essences d'arbres plantés en France seule une quinzaine pose problème pour les allergiques.

Au lieu de faire des rangées de bouleaux, elle pourraient alterner avec des micocouliers ou des prunus. Dans le sud-est, on pourrait inciter les communes à faire une taille tardive des cyprès en décembre et janvier pour diminuer la quantité de graines de pollen produites.

Le RNSA publie chaque semaine une carte des risques allergènes
Le RNSA publie chaque semaine une carte des risques allergènes / Capture d'écran - pollens.fr

Un étiquetage sur le risque allergène des plantes et des arbres ?

Le Rnsa milite depuis des années pour l'instauration d'un étiquetage sur le risque allergène des plantes et des arbres vendus en jardinerie. Un étiquetage qui permettrait d'identifier aussi les plantes toxiques comme la datura, une plante hallucinogène à fleur en forme de trompe .

La loi de modernisation du système de santé de 2016 comportait bien un article sur la gestion des plantes allergisantes et toxiques. Pas du goût des sociétés horticoles et des distributeurs de végétaux. Il n'y a jamais eu de décret d'application. La mesure est donc pour l'instant enterrée.

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