Plateforme pétrolière
Plateforme pétrolière © D. Pretrobras/ABr

On les entend moins mais ils sont toujours mobilisés : ce sont les sceptiques du réchauffement climatique.

On les appelait les climatosceptiques… Climato comme climat… Ils se baptisent désormais climato réalistes. Cette coalition est née en France en septembre dernier.

Quelle est la différence ? Sceptique : qui a tendance à mettre en doute les croyances et les vérités couramment admises. Dit le dictionnaire Larousse.

Réaliste : attitude qui tient compte de la réalité telle qu’elle est. En tout cas ils ne croient pas à l’impact de nos émissions de gaz à effet de serre sur le climat.

Climatosceptique ou réaliste quelle est la différence ?

« Question de vocabulaire » répond le mathématicien Benoît Rittaud membre de la coalition et il ajoute : « quel que soit le nom que l’on se donne on nous le reproche ». Et eux quels sont leurs reproches ?

Le parfum excessif des diagnostiques sur le climat c’est leur réponse. Et ils répètent que la terre a toujours connu des moments de fièvre et de froid. Qu’il faut tenir compte de l’activité solaire. Elle est prise en considération par les scientifiques du GIEC le groupe international des experts du climat. Sans doute répondent les climatoréalistes mais le GIEC est selon eux inféodé au monde politique. Pourtant on ne peut pas dire que les états se battent pour suivre les recommandations du GIEC et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Inutile de réduire les gaz répondent les climatoréalistes : mieux vaut lutter contre le chômage et permettre aux pays les plus pauvres d’accéder à l’énergie fossile.

La coalition compte des climato réaliste compte 380 membres. Des scientifiques, des défenseurs du libéralisme économique ou encore l’Amicale des Foreurs favorable à l’exploitation des gaz de schiste en France.

Et ils ont leur banderole : Philippe Verdier ex responsable de la météo à France Télévision, auteur d’un ouvrage sceptique sur le changement climatique. Aujourd’hui licencié, il officie comme chroniqueur pour une télévision russe. Pour donner son avis sur les débats de la négociation climat de la COP 21.

Mais pourquoi parler de cette minorité dont la voix jadis tonitruante n’est plus qu’un murmure.

Parce que s’ils se réunissent dans une petite salle en France, ils sont majoritaires au Congrès Américain : les Etats-Unis ne ratifieront pas un accord sur le climat, si jamais accord il y a à Paris.

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