Ségolène Royal a demandé un rapport sur les alternatives au projet.

D'après les spécialistes du droit de l'environnement, c'est un enterrement de première classe : l'aéroport de Notre dame des Landes ne se fera pas. Comment se fait-il qu'après tant d'années on en arrive là ?

Notre Dame des Landes
Notre Dame des Landes © Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0/Moulins /

La France n'a pas la culture du dialogue environnemental selon l'avocat Arnaud Gossement. Quand on donne l'information au public il est presque toujours trop tard. Pour ces projets d'infrastructures l'Etat prend des engagements financiers auprès des aménageurs avant même d'avoir consulté les citoyens. « Ça va changer » a dit François Hollande lors de la conférence environnementale qui a suivi la mort de Rémi Fraisse opposant au barrage de Sivens. Un comité d'expert s'est penché sur le sujet. Un projet d'ordonnance est même né. La seule mesure un peu emblématique prévoit la consultation du public, sur le modèle du référendum, avant toute autorisation d'infrastructure. Mais ce ne sera pas obligatoire. Et ce brouillon d'ordonnance dort toujours dans un carton. Sur le projet d'aéroport une tentative de dialogue a eu lieu... Il a viré à la bataille entre pro et anti aéroport. Tout y passe. Y compris la qualité de la terre qui devrait accueillir les pistes. Une terre Minable dit un auditeur sur Twitter. C'est vous qui êtes minable lui répond un autre. Ce qui est vrai c'est que les maraîchers de Nantes cultivent une terre sableuse bien aérée. Ils produisent des légumes phares comme la mâche et les légumes primeurs. Rien à voir avec la zone humide qui devait disparaitre sous les pistes. Mais depuis les années 70, les scientifiques ont plaidé pour défendre ce type de milieu menacé de disparition. Ce réservoir de diversité biologique. Plus de 1 500 espèces recensées dont 130 protégées. Les zones humides sont également des éponges qui régulent et épurent l'eau. La chance de cet espace c'est d'avoir été classée Z A D Zone d'aménagement différenciée. Dans les années 70 il s'agissait d'empêcher l'extension de l'urbanisation. De réserver les terres à ce projet d'aéroport. L’objectif n’était évidemment pas de protéger l'environnement. Mais ce classement a sanctuarisé la zone et a permis à nature de gagner du terrain. La ZAD a été rebaptisée Zone à Défendre par les opposants à l'aéroport. Ses promoteurs eux n'avaient pas imaginé que le projet permettrait en réalité de défendre un écrin de verdure.

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