La France commence à rattraper son retard sur l’énergie produite par la méthanisation.

Cap sur Obernai, en Alsace, le lycée agricole a voulu passer du métier d'agriculteur à celui de « ENER GICULTEUR ». Il ne se contente pas de cultiver la terre et d’élever des animaux mais il produit de l'énergie grâce à une usine de méthanisation.

Il s'agit de faire fermenter des déchets organiques pour produire de la chaleur. Comment fonctionne cette digestion. Francis SCHOKMEL est technicien de l'exploitation, il compare son méthaniseur à l’estomac d’une vache.

La loi sur la transition énergétique prévoit un appel à projet pour construire 1 500 méthaniseurs en France. Il y a 200 pour le moment contre 7 000 chez nos voisins Allemands.

L'Allemagne n'est pas forcément un exemple à suivre car elle a développé des cultures dédiées à la méthanisation. Des denrées qui ne passent pas par notre assiette avant d'être digérées pour produire de l'énergie. C'est exactement la même problématique que pour les agro carburants : la terre doit-elle d'abord servir à nourrir les hommes avant de produire de l'énergie ou de faire rouler des voitures ?

Mais la méthanisation peut être une solution pour gérer les effluents d'élevage. Et c'est bien pour cela que la Bretagne est sans doute la région la plus active dans ce domaine. L'idée étant de ne plus épandre le lisier sur les champs mais de s'en servir pour produire de l'énergie. Les éleveurs y voient un double avantage : se rémunérer sur la vente de biogaz ou d'électricité. Et régler le problème des nitrates. Trop de déjections sur les terres peuvent saturer les sols, elles se transforment en nitrates qui provoquent les marées d'algues vertes en mer.

La Minute de la Biodiversité

Et les maladies introduites.

Elles peuvent affecter la diversité biologique. C'est ce démontre un programme européen baptisé Biodiversa. François Letourneux de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

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