Centrale solaire à Soudun
Centrale solaire à Soudun © Daniel Bour

En France l’énergie solaire a le vent en poupe.

Il y a encore 5 ans, les professionnels du soleil étaient mal aimés. Accusés de spéculer sur cette énergie en important des panneaux solaires Chinois à bas coût pour bénéficier d’un tarif de rachat de l’électricité fixé par l’Etat et largement surévalué… mais il fallait bien inciter les industriels à investir. Au point qu’en 2010, un moratoire gèle les tarifs. Depuis le prix des panneaux chinois s’est envolé. Les européens sont devenus compétitifs. Et même si le prix de rachat est tombé de 36 à 8 centimes le kilo watt heure, le soleil brille sur cette énergie.

Au point qu’elle est devenue l'espoir des énergies renouvelables.

Loin derrière l’hydroélectricité. Les barrages français sont amortis depuis longtemps. Mais devant le vent et la biomasse qui ne seront sans doute pas au rendez-vous pour aider la France à respecter son objectif : 23% de renouvelable dans la production d’électricité en 2020. La seule énergie qui peut connaître une croissance exceptionnelle c’est le soleil affirme le syndicat de l’énergie solaire. Un millier de centrales solaires au sol sont déployées en France. Les appels d’offre pour de nouvelles installations se méfient : attention au conflit d’usage. Pas question de grignoter les terres agricoles. Alors pourquoi ne pas les déployer sur des terres polluées – héritage des industries sales - dont on ne peut pas faire grand-chose. Ou le long des autoroutes et des voies de chemin de fer : de part et d’autre il y a de la place perdue. .

Le soleil est aussi une formidable opportunité pour les pays du Sud.

C’est une énergie décentralisée. Pourquoi le téléphone portable s’est développé à vitesse grand V en Afrique ? Il ne nécessite pas de tirer des lignes. L’investissement est minimal. Ceci explique cette image qui peut sembler surréaliste : un habitant portable collé à l’oreille alors qu’il n’a pas accès à l’eau courante. Les tuyaux, la création d’un réseau d’eau c’est comme l’installation d’un réseau électrique comme il en existe en France : ça coûte cher.

Une centrale solaire près d’un village ou d’une ville, « trois bouts de câbles » et la lumière s’allume. A condition tout de même que les négociations sur le climat tiennent leurs promesses : aider financièrement les pays du Sud à accéder aux énergies propres.

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