A la veille de l‘entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat, on fait le point sur ce contrat international dit "historique".

Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, L. Fabius, chef de la diplomatie française et F. Hollande, lors de la signature des accords de Paris sur le climat, décembre 2015
Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, L. Fabius, chef de la diplomatie française et F. Hollande, lors de la signature des accords de Paris sur le climat, décembre 2015 © AFP / FRANCOIS GUILLOT

C’est un vrai succès diplomatique grâce à Laurent Fabius et ses équipes.

C’est la première fois que tous les pays du monde s’engagent. Chacun selon ses possibilités pour réduire les gaz à effet de serre. On imagine que pour une île plantée dans l’Océan Pacifique, ce n’est pas simple.On imagine que pour ceux qui vivent grâce au charbon - allez, au hasard, la Pologne -, c’est encore plus difficile.

Mais la vraie question c’est : pourquoi ont-ils ratifié ?

Parce que cela ne les engage à rien en réalité. La terrible sanction que risquent ceux qui ne respecteraient par leur engagement c’est … la honte : la réprobation internationale.

Et on sait déjà que l’objectif – deux degrés de hausse des températures pas plus – est déjà hors d’atteinte.

Il y a déjà de quoi réchauffer beaucoup plus le climat : les gaz à effet de serre accumulés depuis des décennies sont déjà dans l’atmosphère.

Et les signes que nous envoient les pays signataires de l’accord de Paris - les même qui applaudissaient le sourire aux lèvres - ne sont pas encourageants, y compris de la part de la France.

Nos 5 dernières centrales de production d’électricité au charbon devaient être taxées : 30 euros la tonne de gaz carbonique émise (gaz à effet de serre), en application du principe pollueur payeur.

François Hollande a abandonné le projet au nom de la défense de l’emploi. Pourtant c’était l'une de ses priorités. " Faute d’avoir anticipé l’avenir pour tenir sa promesse " commente le directeur du WWF France Pascal Canfin.

C’est incroyable, quand même, cette imprévoyance. Ce n’est pas comme si notre histoire avait montré que si on refusait de prévoir le futur, d’offrir un nouveau travail aux salariés, on allait dans le mur. On a vu ça avec les mines de charbon. On savait que ce n’était plus viable économiquement et on a abandonné les mineurs : direction le chômage. Là, c’est cap sur la fièvre de la planète.

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