L’association France Nature environnement organise demain une journée d’information sur le glanage.

 Des habitants de Grande Synthe glanent des pommes de terre a l'invitation du CCAS,
Des habitants de Grande Synthe glanent des pommes de terre a l'invitation du CCAS, © Maxppp / Marc Demeure

Vous êtes pauvre, âgé, estropié : depuis le deux novembre 1554 le Roi Henry II vous a donné le droit de glaner dans les champs et les vergers. Figurez vous que cette la loi vous autorise toujours à ramasser les restes de moisson tombés par terre, les épis de blé ou de maïs, les petites pommes de terre, les fruits non ramassés. C’est le glanage mis en peinture par le peintre Millet en 1857.

Aujourd’hui la pratique est encore active. Certains particuliers un peu âgés ouvrent leur potager et leur verger. Ils n’ont plus la force de cueillir. Les glaneurs viennent et partagent leur récolte avec les propriétaires. Il y a encore de la solidarité dans les campagnes.

Une pratique qui évite le gaspillage

Le gisement le plus intéressant c’est la production agricole. L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie estime que 32 % du gaspillage alimentaire stagne dans les champs. Tout ce que les machines ne ramassent pas. Alors que l’on accuse toujours le consommateur de gaspiller. Et oui et non. Ça commence dès la récolte.

Ca continue avec les produits qui ne sont pas calibrés selon l’esthétisme en vigueur. Les fruits et les légumes doivent être des tops modèles. Une bosse sur une pomme, une carotte qui n’est pas droite. Poubelle. On les éjecte du circuit alimentaire.Quand on pense à tous ceux qui ne mangent pas à leur faim. C’est triste. Alors qu’on peut les cuisiner

Glaner, transformer, se régaler

Quand on en a les moyens. C’est bête mais sans un peu de feu genre une cuisinière on fait comment. Quand j’étais petite on glanait les pommes de terre dans les champs, on allumait un feu de bois et c’était succulent, drôle, mais nous n’étions ni SDF et ni affamés. C’était un jeu, c’était du bonheur, pas de la survie alimentaire.

L’idée de FNE c’est d’inciter au glanage et à la transformation des produits par des entreprises capables de cuisiner ces produits, en soupe par exemple. C’est une activité économique qui pourrait se développer. C’est tellement idiot de laisser à manger par terre quand tant de gens ouvrent un réfrigérateur vide.

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