Michel Rocard était le père de la dernière loi sur l’eau.

Eau
Eau © Getty / Nicola Sacchi / EyeEm

A une époque où l’écologie était le dernier souci du gouvernement de gauche..

Michel Rocard avait des trémolos dans la voix quand il parlait de l’eau. IL disait « Il n’est pas de vie sans eau... Produit vital, produit magique, l’eau fascine les hommes depuis des millénaires ».

Nous sommes donc dans les années 90 et lui premier ministre avait décidé d’endosser le costume vert du ministre de l’écologie pour réformer la loi sur le l’eau de 1964. IL l’a trempée dans une fontaine de jouvence : Elle commençait à vieillir. A ne plus répondre aux enjeux.

Il avait un peu été bousculé par les évènements climatiques…

Deux années de sécheresse. Des conflits entre les usagers de l’eau. Le consommateur d’eau du robinet, celui qui veut laver sa voiture, les besoins des agriculteurs pour irriguer les cultures, ceux qui veulent nager et naviguer dans les lacs réservoirs, les barrages. Et les poissons ? Michel Rocard parlait aussi des milieux aquatiques.

Ca a été sa première victoire dans ce domaine : un accord avec EDF sur le partage de l’eau. C’était l’intérêt de l’entreprise de conserver l’eau dans ses barrages pour la faire passer dans les turbines et donc produire de l’électricité quand elle en avait besoin. Elle a signé le partage de l’eau. Pour abreuver les besoins des autres usagers.

Et l’objectif de Michel Rocard c’était aussi la lutte contre les pollutions.

Nous sommes toujours en 90 : il dit « 2 millions de personnes disposent « enfin si l’on peut dire » d’une eau non potable au robinet. Il dit : « je ne veux pas éluder la question des pollutions agricoles ». C’est risqué maintenant d’évoquer ça. Il parle de l’augmentation des taux de nitrates dans l’eau, ça vous dit quelque chose les algues vertes. Il parle des pesticides dans les nappes phréatiques. Bref, il alertait sur ce qui nous pollue encore aujourd’hui. L’augmentation des pénalités pour les pollueurs devait assainir la situation. On en est loin. Mais s’il avait rien fait à l’époque, la situation serait sans doute pire.

Ce n’est sans doute pas ce que l’on retiendra de sa politique mais on a rarement vu un premier ministre se jeter ainsi…. à l’eau pour défendre un enjeu écologique.

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