Le projet CIGEO
Le projet CIGEO © ANDRA

Comment conserver la mémoire des sites de stockage des déchets radioactifs.

C’est l’histoire d’un chat. Le radiochat. Un chat génétiquement modifié pour devenir fluorescent lorsqu’il est en contact avec la radioactivité. Cette idée est née dans les années 80. Les Etats-Unis commençaient à enfouir leurs déchets nucléaires militaires dans les entrailles de la terre au Nouveau Mexique. Et ils se sont interrogés : quel message de danger inventer et qui serait compris pendant des millions d’années. Le temps de la décroissance de la radioactivité. Comment prévenir l’humanité de demain. Des sémiologues italiens, des spécialistes de la communication se sont intéressés au projet. Ils auraient pu être égyptiens parce que leur idée ça a été le chat : animal sacré en Egypte ancienne. Et animal sacré encore aujourd’hui si l’on en croit l’avalanche de vidéo qui met en scène le petit félin sur Internet. Leur idée : fabriquer un chat thermomètre de la radioactivité. Le projet n’a pas abouti.

Mais il ressort des cartons grâce à un réalisateur de documentaire vidéo lauréat du prix de l’agence française de la gestion des déchets radioactifs.

Benjamin Huguet vit en Angleterre. Lorsque son scénario est arrivé sous les yeux des spécialistes de l’ANDRA qui travaillent sur la mémoire, et sur les moyens de la transmettre pendant des millions d’années, ils ont découvert le radiochat, ce projet de chat qui change de couleur au contact de la radioactivité. Le documentaire que vous pourrez visionner sur notre site résume cette histoire.

Et comment des biologistes canadiens ont travaillé en vain pour fabriquer cette alerte animale. Une animation se projette dans le futur : des hommes travaillent la terre juste au-dessus d’un stockage de déchets radioactifs. Les chats arrivent, deviennent fluorescents et les ouvriers laissent tomber leurs outils, et s’enfuient.

L’enjeu c’est de trouver un langage qui survivra au temps.

Et qui signalera CIGEO ce projet de stockage à Bure dans la Meuse . « N’allez pas creuser là ! ». Personne n’a la solution reconnaît l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs. D’où la nécessité de partager la connaissance et de la transmettre de génération en génération. C’est compliqué : en France, les citoyens qui s’en préoccupent sont minoritaires. L’Andra a créé un blog les arpenteurs pour inciter les internautes à explorer les chemins du futur et suggérer des solutions.

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