Aujourd’hui, les pétroliers ont rendez vous à Pau pour partager leur expérience sur l’exploitation off shore.

Des petits trous, des gros trous, plus loin, plus profond, en pleine mer.

Ce n’est pas comme si la France avait réussi à faire signer un accord sur le climat et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Total , partenaire de cette conférence internationale, n’y voit aucun paradoxe.

La société rappelle : nous sommes la première entreprise pétrolière à reconnaître notre responsabilité dans le réchauffement climatique. Et on a la solution. Pour rester en deçà d’une augmentation de deux degrés, le mix énergétique ne pourra pas se passer des énergies fossiles. Les énergies renouvelables ne suffiraient pas. Total rappelle qu’elle investit dans le solaire et gagne de l’argent. Pas question pour autant de renoncer à traquer l’or noir.

projet de centrale solaire au Japon
projet de centrale solaire au Japon © total

Mais l’exploitation en mer coûte très cher !

D’autant plus que le prix du pétrole se casse la figure. C’est vrai, reconnaît Total . Et on ne pourra investir dans les fonds marins qu’à une condition : diminuer les coûts d’exploitation. On ne doit pas renoncer. D’où cet échange international avec les compagnies pétrolières du monde entier.

Et l’estocade : c’est l’or noir qui finance l’or vert. Sans le pétrole,Total ne serait pas le deuxième acteur du solaire de la planète.

"C’est indécent", répondent les opposants qui comptent bien chahuter la conférence. Ils accusent les pétroliers d’être "les fossoyeurs du climat". Olivier Dubuquoy est géographe. Il s’est battu avec succès contre des projets de forages en Méditerranée et dans le golfe de Gascogne.

D’après lui ce n’est pas un hasard si Total est partenaire de la conférence. Près de 80% de son activité est en mer. La compagnie a une expertise qu’elle peut monnayer. C’est son intérêt.

En France, on n’a pas vraiment de pétrole mais du gaz de schiste. Le problème c’est que sur terre, l’opposition est forte. En mer, loin des regards, à part les poissons qui n’ont pas encore le droit de vote, il y a peu d’objections.

Sauf ces militants, bien décidés à se faire entendre ce matin, à l’ouverture de la conférence internationale sur l’exploitationoff shore des hydrocarbures. Ils rejettent cette goutte d’or noir extraite des fonds marins, de la mer. Vous savez le Grand Bleu… enfin…quand il n’y a pas de marée noire.

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