Orages
Orages © Météo France

Après les orages meurtriers qui ont frappé la côte d’Azur ce w end, une question : Fallait il déclencher l’alerte rouge ?

Nous étions en alerte orange. La carte de vigilance est née au lendemain des tempêtes de 1999. A l’époque Météo France avait prévenu mais sous-estimé la violence du phénomène. Les tempêtes Lothar et Martin ont d’ailleurs été rebaptisés ouragans après leur passage dévastateur. Car la violence des vents étaient « dignes » si l’on peut dire d’un ouragan.

Après la submersion meurtrière des côtes vendéennes, Météo France a mis en place une information supplémentaire sur les risques liés aux vagues.

Et aujourd’hui 4 couleurs nous informent du danger.

Du vert, tout va bien au rouge attention danger. Le jaune prévient de risques locaux comme les orages - dont il est impossible de prédire les lieux exacts où ils vont tomber- ou les inondations. Couleur orange : attention phénomènes violents. Rouge : des phénomènes exceptionnels sont prévus, respectez les consignes de sécurité émises par les pouvoirs publics.

Des bulletins de vigilance sont régulièrement émis et réactualisés en fonction de l’évolution de la situation météorologique.

La carte de vigilance est disponible sur le site internet de Météo France. Elle est relayée par les médias et évidemment France Inter dans les bulletins météo.

Et pourtant, elle n’est pas efficace

Si elle l’était, sans doute n’aurions nous pas à déplorer le nombre de victimes. Mais est ce sa faute ? Un ami Christophe, alsacien d’origine, habite depuis quelques années à Nice. Ce week end au téléphone -alors qu’il tombait des pluies tropicales sur la ville- il me disait: quand il pleut un peu ici, les gens sont catastrophés. Ils n’ont pas l’habitude.

Lorsque l’île de la Réunion ou la Guadeloupe sont en alerte cyclonique, les habitants se calfeutrent. IL y a très peu de victimes. Les habitants ont en eux la culture du risque météorologique. Parce que le ciel leur tombe souvent sur la tête. Nice, Cannes, c’est le soleil qui domine. Ces zones fortement urbanisées donc imperméables transforment la pluie aussi violente soit elle en Niagara dévastateur. Avec le changement climatique, ces phénomènes vont se multiplier. Cette année, c’est la température de la méditerranée –très chaude- qui sert de réservoir aux épisodes orageux, violents et malheureusement meurtriers. La culture du risque fait partie de ce que les experts du climat appellent l’adaptation au changement climatique. Il y a urgence à se préparer au pire.

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