Les capteurs d’air sont dans le rouge, les subventions sont en baisse

ATMO : programme régional de surveillance de la qualité de l'air
ATMO : programme régional de surveillance de la qualité de l'air © Maxppp / NC/Voix du Nord

Normalement respirer un air sain est un droit

La loi est censée garantir un air non pollué.

Elle a prévu le déploiement de ces capteurs qui permettent d’évaluer les polluants, d’alerter et de prévoir les pics de pollution. Un observatoire par région.

Financé par l’Etat, les collectivités territoriales, les industriels. Certains échappent au principe pollueur payeur. C’est le cas des transports et de l’agriculture. Car même l’agriculture pollue l’air avec les épandages d’engrais et de pesticides.

Et même ceux qui doivent financer la surveillance se font tirer l’oreille.

Le budget n’est pas énorme au regard du travail réalisé : 60 millions d’euros pas an. Mais depuis 2015, les dotations baissent. Une vingtaine de départements ont quitté les conseils d’administration des associations de surveillance. Ils ne versent plus de subvention.

Leur argument : l’Etat leur a retiré leur compétence sur l’air, le climat et l’énergie .

Les départements ne se sentent plus concernés.

Un comble pour le président du réseau ATMO, Bernard Garnier : « les départements ont des responsabilité en matière de santé, et l’air c’est la santé ».

Les réseaux se sentent également orphelins du débat sur le climat.

Pas une ligne sur l’accord de Paris dit COP 21.

Avec le changement climatique les alertes risquent de se multiplier

Canicule égale alerte à la pollution. Il faudra donc entendre les messages du réseau ATMO :

5 bonnes MANI’AIR de réduire la pollution comme limiter sa vitesse quand on ne veut pas lâcher le volant pour la marche à pied ou le vélo.

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