Le train du climat
Le train du climat © Les messagers du climat

Le train du climat démarre aujourd’hui pour un tour de France.

A bord de ce train de 350 mètres de long : les messagers du climat. Une douzaine de scientifiques feront le point sur l’état de la science.

En appui de leur propos : 3 expositions dans le train. L’une illustre l’état des lieux sur le changement climatique. Une autre s’interroge : quels risques – au pluriel- si on laisse faire. La dernière est consacrée aux outils de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Un wagon abrite une salle de conférence. Un autre veillera sur le sommeil des chercheurs. L’idée a germé dans l’esprit de scientifiques toulousains. La majorité des manifestations liées au Sommet Climat sont organisées à Paris. Le train permettra de porter le message sur tout le territoire. Avec un trajet de 7 000 kilomètres.

Parmi les messagers du climat, le climatologue Hervé Le Treut

Son trajet va le mener dans sa région d’origine, l’Aquitaine. Il y a deux ans, il a remis un rapport sur l’impact du changement climatique sur ces territoires où il est né. Quand on ressasse « attention à ne pas dépasser une augmentation des températures de deux degrés, les gens se lassent » dit-il. Quand on leur parle d’eux, des lieux où ils vivent, ils comprennent. L’estuaire de la Gironde est une zone submersible. Que faut-il faire ? Lutter contre la montée des eaux en érigeant des digues ? Ou céder devant la mer : reculer. Ce sont des informations de proximité. Qui les concerne. Après on peut élargir aux risques qui vont secouer la planète entière.

Hervé Le Treut a rencontré le climat dans les années 70.

Normal Sup. Spécialité : les math. Son intérêt pour le climat naît en 1978. A l’époque on en parlait peu en France. Il a hésité. Une conférence d’un scientifique anglais l’a convaincu. Il n’a pas eu peur des faits. Il s’est dit que c’était l’occasion de faire de la recherche utile.

Il n’a pas eu peur non plus lorsque les climato sceptiques ont lancé l’assaut contre les études du GIEC, les experts du climat. "Mais j’étais tendu, j’ai cru qu’ils allaient gagner la bataille de l’opinion" dit-il. Ce qui lui fait peur en réalité, ce sont les réactions humaines face aux défis climatiques. Comme celle des pays riches qui vont devoir gérer les réfugiés climatiques. L’actualité liée aux guerres nous donne un avant-goût de l’avenir.

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