Photo de "famille" ouverture de la COP
Photo de "famille" ouverture de la COP © ONU

Dernier coup de collier pour les négociations climat COP21

Vous pourriez courir un marathon vous après avoir dormi trois petites heures par nuit trois jours durant ? Pas sûr. C’est pourtant le régime des négociations sur le climat. Pardon mais ils sont « cramés » les négociateurs. Ils devraient demander aux navigateurs solitaires leurs recettes pour récupérer en quelques minutes avant de reprendre la barre et trouver la bonne route.

Et c’est à chaque fois le même scénario : si on ne dort pas si cela dure longtemps c’est que l’on s’est battu pour défendre les intérêts de nos concitoyens. C’est la même chose pour les négociations syndicales : même si patrons et salariés sont proches d’un accord, il faut que cela dure, une nuit blanche pour prouver que chacun s’est battu comme un lion.

Il y a de la posture dans ces négociations climat mais pas seulement.

195 pays autour de la table pour se mettre d’accord ce n’est pas simple…

Evidemment les intérêts sont divergents. Je prends souvent le même exemple mais c’est le plus édifiant : comment convaincre les pays producteurs de pétrole de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cela entraînera une diminution de la consommation d’or noir et de leurs recettes. L’or noir c’est leur richesse. Comment les convaincre de se tirer une balle dans le pied même s’ils ont à leur disposition l’énergie propre : le soleil.

Et maintenant comment vont évoluer les négociations climat ?

Les ministres entrent en scène ce matin. Ils ont sur la table un brouillon de texte de 48 pages. Avec encore 750 crochets vous savez ces phrases en option cela ressemble à un QCM …. Question à choix multiples. Il faut décider par exemple entre l’objectif de réduire la hausse de la température à deux degrés ou 1,5 comme le demandent les petits Etats Insulaires au bord de la noyade.

Sur l’aide aux pays du Sud rien n’est encore acquis.

Faut il réviser les engagements de réduction des gaz à effet de serre avant 2020, date d’entrée en vigueur du futur accord.

Là encore pas de consensus.

S’il règne un léger parfum d’optimisme personne n’est dupe sur le travail qu’il reste à accomplir.

Laurent Fabius veut éviter le blocage de la dernière journée, vendredi, c’est presque traditionnel dans les sommets climat : Ça coince.

Il demande aux pays de rendre un projet d’accord dès mercredi. Encore des nuits blanches en perspective.

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