COP 21
COP 21 © Radio France

On peut légitimement en douter. Il suffit de considérer les mots et les faits. Les mots sont "urgence climatique", "solidarité envers les pays les plus vulnérable", "partage des connaissances technologiques".

Les faits : depuis l'accord de Kyoto signé en 1997, entré en vigueur en 2005, les Etats ont été incapables de se mettre d'accord alors qu'ils s'étaient engagés à aller plus loin.

L’accord de Kyoto ne suffisait pas.

Et on le savait à l'époque. Kyoto c'est une réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre pour les pays riches qui se sont partagés l'effort. Pour la France par exemple, Kyoto a signifié une stabilisation des émissions : ni plus ni moins. Pour l'Espagne l'accord lui a donné des autorisations à polluer plus au motif qu'elle devait rattraper son retard économique.

Depuis l'ONU continue de jouer son rôle d'agence de voyage en promenant les négociateurs autour du monde. Les sommets climat se reproduisent tous les ans souvent dans des lieux paradisiaques et sans grand résultats.

La France qui organise le prochain sommet risque d’échouer.

L'enjeu est d'éviter le fiasco de Copenhague. A l'époque, les chefs d'Etat s'étaient invités, Obama, Sarkozy, etc... Ils avaient signé un accord entre eux criant victoire. Puis ils sont rentrés chez eux. Alors que la majorité des pays étaient toujours en séance plénière et eux criaient leur colère.

A Paris, la France aimerait bien se passer de la présence des chefs d'Etats.

Et elle voudrait un accord avant l'accord.

Comment ça se passe habituellement. Deux semaines de sommet. La première ne sert à rien ou presque. La deuxième commence à sentir la tragédie. Les nuits blanches se succèdent. A Copenhague Nicolas Hulot qui découvrait le système s'est étonné : comment peut-on demander à des gens de négocier alors qu'ils sont exténués par des nuits sans sommeil .

La France et Laurent Fabius qui préside les négociations voudraient donc un texte dès octobre. Le sommet ne servirait qu'à ajuster les angles.

L'ONU est-elle capable de mettre d'accord 190 pays aux intérêts divergents. Elle a prouvé que non. Faut-il faire exploser ce système de négociation ?

Les négociations sur le climat c'est comme la démocratie. Le pire des systèmes à l'exception de tous les autres.

La minute de la biodiversité

Et un ours insecticide.

C'est l'histoire de l'ours, des pucerons et des fourmis. François Letourneux de l'Union Internationale pour la conservation de la nature.

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