À la veille de l’élection présidentielle américaine, le point sur un brouhaha écologique.

Clinton et Trump, pas très fans d'environnement ?
Clinton et Trump, pas très fans d'environnement ? © Reuters / Mike Segar

Écologie ? Vous avez dit écologie ? Comme c’est bizarre. Lors des trois débats entre Donald Trump et Hillary Clinton, on n’en a pas parlé plus de quelques minutes.

Le plus bavard sur le sujet c’est Trump. D’abord la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste, c’est oui. Ensuite la responsabilité de l’homme dans le changement climatique, c’est non. Pour lui la hausse des températures est due à la météo et pas aux activités humaines. Il soupçonne un complot chinois ! Le changement climatique serait une invention de la Chine pour casser l’économie américaine. Pour lui, réduire leurs émissions de gaz à effet de serre augmenterait les coûts de production. S’il est élu il se retirera de l’accord de Paris sur le climat. Et ça pourrait entraîner la fin des négociations de l’ONU pour réduire la hausse des températures.

Comment continuer dans une ambiance déjà chaotique si l’un des plus grands pays du monde pratique la politique de la chaise vide ? Trump veut aussi réanimer le projet KEYSTONE XL : un oléoduc entre le canada et le centre des États-Unis. Projet annulé par Barack Obama il y a un an.

Sur ce dossier Hillary Clinton n’est pas d’accord. Elle ne veut pas de ce pipeline qui doit transporter du pétrole, l’un des moteurs des émissions de gaz à effet de serre et du changement climatique. Sur le climat justement, elle affirme que c’est un défi à relever et ne se montre pas climatosceptique comme son concurrent. Sa campagne est malgré tout en partie financée par des groupes pétroliers. Elle dit aussi sa défiance envers les ONG Ecolo comme Greenpeace avec elle estime qu’il est impossible de discuter et sinon, sinon… rien.

Inutile de dire que la COP22 qui s’ouvre aujourd’hui à Marrakech regarde les élections américaines avec intérêt et inquiétude.

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