Ça frémit. On est loin des objectifs mais les négociateurs réunis la semaine dernière à Bonn ont enfin bien voulu évoquer la prise en compte des pertes et dommages liés aux changements climatiques. Les cyclones, tempêtes, inondations dont sont déjà victimes les pays les plus vulnérables. Ces pays ne signeront pas un accord qui ignorerait les financements.

Les ONG plaident pour que les dégâts et la prévention soient indemnisés par une taxe sur l’extraction des énergies fossiles. L’Europe et les Etats-Unis y étaient évidemment hostiles. La semaine dernière, Barak Obama est venu ajouter des larmes de crocodile à celles que pleurent les glaciers de l’Alaska pour dire l’urgence d’agir pour le climat. Le président américain a peut être entendu les sarcasmes des écologistes. Pleurer sur les glaciers tout en autorisant les forages d’hydrocarbures… cherchez l’erreur.La prise en compte des pertes et dommages figure au menu de la réunion des ministres de l’environnement qui se tient depuis hier à Paris.Parce que pour le moment on est loin du but. Une hausse de la température de Deux degrés d’ici 20100 ! Pas plus. C’est la limite à ne pas dépasser nous disent les scientifiques pour éviter la colère du climat. Pays ont rendu public leur objectif de réduction des gaz. Et le compte n’y est pas. Nous sommes sur une trajectoire de plus 3 voir 4 degrés. La Fondation Nicolas Hulot publie régulièrement le thermomètre des engagements sur le climat. Nous allons vers une augmentation de 15% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. D’après elle il suffirait que les pays du G20 revoient leurs objectifs de réduction à la baisse. Moins 1% par an et le cap serait tenu. C’est quoi 1%.
COP 21
COP 21 © Radio France
Le texte de l’accord est donc loin d’être rédigé.Il a maigri. On est passé de plus de 100 pages à 83. C’est encore trop. Le texte est flou et quand c’est flou c’est qu’il y a DES loups. Les négociateurs ont reçu le mandat d’en écrire un nouveau. La copie doit être remise en octobre. Laurence Tubiana en charge des négociations pour la France confit un peu désolée : « ce genre de négociation c’est la culture de la dernière nuit ». ça se conclut au dernier moment. Si ça se conclut. Comme s'il était possible d’avoir les idées claires et d’être consensuel quand on n’a pas dormi. Ça frémi. On est loin des objectifs mais les négociateurs réunis la semaine dernière à Bonn ont enfin bien voulu évoquer la prise en compte des pertes et dommages liés aux changements climatiques. Les cyclones, tempêtes, inondations dont sont déjà victimes les pays les plus vulnérables. Ces pays ne signeront pas un accord qui ignorerait les financements.Les ONG plaident pour que les dégâts et la prévention soient indemnisés par une taxe sur l’extraction des énergies fossiles. L’Europe et les Etats-Unis y étaient évidemment hostiles. La semaine dernière, Barak Obama est venu ajouter des larmes de crocodile à celles que pleurent les glaciers de l’Alaska pour dire l’urgence d’agir pour le climat. Le président américain a peut être entendu les sarcasmes des écologistes. Pleurer sur les glaciers tout en autorisant les forages d’hydrocarbures… cherchez l’erreur.La prise en compte des pertes et dommages figure au menu de la réunion des ministres de l’environnement qui se tient depuis hier à Paris.Parce que pour le moment on est loin du but. Une hausse de la température de Deux degrés d’ici 20100 ! Pas plus. C’est la limite à ne pas dépasser nous disent les scientifiques pour éviter la colère du climat. Pays ont rendu public leur objectif de réduction des gaz. Et le compte n’y est pas. Nous sommes sur une trajectoire de plus 3 voir 4 degrés. La Fondation Nicolas Hulot publie régulièrement le thermomètre des engagements sur le climat. Nous allons vers une augmentation de 15% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. D’après elle il suffirait que les pays du G20 revoient leurs objectifs de réduction à la baisse. Moins 1% par an et le cap serait tenu. C’est quoi 1%. Le texte de l’accord est donc loin d’être rédigé. Il a maigri. On est passé de plus de 100 pages à 83. C’est encore trop. Le texte est flou et quand c’est flou c’est qu’il y a DES loups. Les négociateurs ont reçu le mandat d’en écrire un nouveau. La copie doit être remise en octobre. Laurence Tubiana en charge des négociations pour la France confit un peu désolée : « ce genre de négociation c’est la culture de la dernière nuit ». ça se conclut au dernier moment. Si ça se conclut. Comme s'il était possible d’avoir les idées claires et d’être consensuel quand on n’a pas dormi.

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