Ça tape fort sur les côtes françaises depuis ce week-end. Et comme souvent on s’interroge est-ce une preuve du changement climatique ?

Depuis une quarantaine d’années, la France métropolitaine a été secouée par 41 tempêtes majeures.

Sans compter Lothar et Martin en 1999 rebaptisées ouragans par Météo France tellement les vents étaient violents.

Avec des dégâts considérables, des pertes humaines, des forêts et des kilomètres de lignes électriques tombées comme des mikados.

A l’époque on a dit oui : c’est le signe du changement climatique.

Mais les scientifiques ont répondu non : il ne faut pas confondre météo et climat. Le climat s’étudie sur un temps long des centaines d’années, des millions si l’on considère les recherches dans les glaces des pôles.

Et aujourd’hui, Météo France nous dit que la fréquence des tempêtes ne s’est pas accrue. Leur intensité n’est pas exceptionnelle.

Ce qui n’interdit pas les mesures de prudences. Quand la nature est fâchée, elle a toujours le dernier mot. Mieux vaut rester à l’abri.

Ces coups de boutoir sur les côtes ont déjà fait maigrir la France.

En un demi-siècle, la France métropolitaine a perdu 26 kilomètres carrés de surface. Mangée par les vagues et les tempêtes. Ça en fait des stades de football ! Je dis ça parce que la France va accueillir l’euro de foot.

Sur les côtes les plus touchées ce « grignotage » qui ressemble plus à un festin peut atteindre 8 mètres par an ! C’est le bilan que vient de publier le CERAMA, le centre d’études sur les risques et l’environnement.

650 kilomètres de côtes sont en recul. Mais d’autres engraissent.

C’est la vie de la nature si on ne la contrarie pas trop.

Et le problème c’est qu’on la contrarie

Nous avons construit.

Des barrages pour produire de l’électricité sans gaz carbonique ! C’est bien pour le climat mais cela empêche les sédiments terrestres de rejoindre la mer. Or ils servent à lutter contre l’érosion.

Nous avons construit des digues et des barrages sur les fronts de mer pour nous protéger des tempêtes.

Au mieux on dérive les courants marins chez le voisin. Ils vont y attaquer la côte. Au pire les vagues submergent les ouvrages de protection.

Nous aimons tous la mer et je ne compte pas les touristes qui s’y pressent en été.

La densité de population sur le littoral est deux fois et demi supérieure à la moyenne nationale. Ce sont des hommes ET du béton. Mais la mer est plus forte que le béton.

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