Cartes électroniques
Cartes électroniques © M Trabuc

C’est une mine urbaine : votre téléphone portable, votre ordinateur, votre tablette, votre fer à repasser sont bourrés de métaux rares. Ils habitent dans la carte électronique de ces appareils. Ils coûtent très chers, d’où l’intérêt de les extraire et de les recycler quand ces outils sont en fin de vie.

On ne recycle que 20% des cartes qui sont mises sur le marché.

En Afrique le procédé est plus qu’artisanal : un bain de plomb et du cyanure qui empoisonne les ouvriers. Deux anciens salariés virés de l’usine Métal Europe de Noyelles-Godault se sont lancés dans l’aventure du recyclage. Michel Trabuc et Christian Thomas. Leur cible : récupérer le Tantale un métaux rare que personne n’est capable de recycler.

Car les autres métaux sont recyclés.

Les cartes électroniques sont traitées dans les fonderies de cuivre.Dans une tonne de carte, il y a 1 kilo d’or. 10 kilos d’argent. 100 grammes de palladium. Vous ne vous saviez pas aussi riche en utilisant vos appareils électroniques. ET j’ajoute : 9 kilos de tantale que personne ne recycle aujourd’hui. Or ce métal rare est très cher. 272 dollars le kilo.

Il est extrait dans la région des grands lacs en Afrique. Région secouée par les guerres. La zone du Kivu et ses richesses en métaux rares financent les bandes armées.

Le tantale permet la miniaturisation des appareils électroniques et ils sont même utilisés dans les moteurs à réaction des avions.

Mais il coûte très cher.

Et comment le recycler ?

Le procédé Remetox permet de tout extraire. Y compris le Tantale. Si précieux.

Grâce à un procédé qui utilise de l’eau à l’état supercritique. Dans un réacteur hermétique et sous pression on chauffe l’eau à plus de 360 degrés. Ce traitement la fait changer d’état. Elle n’est plus liquide, pas gazeuse, cet état supercritique lui permet de dévorer le plastique et les résines des cartes électroniques. Et on récupère tous les métaux rares.

Y compris le tantale.

Remetox est lauréat de la deuxième phase du concours mondial de l’innovation. La START up est soutenue par le BRGM et le CNRS

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