Nécroses dues à l'ozone sur une feuille de tabac
Nécroses dues à l'ozone sur une feuille de tabac © APPA NPC /

L’air pollué nuit gravement à la santé, à celle des humains comme à celle de l’environnement.

Les yeux qui piquent, les problèmes pulmonaires, les conséquences de l’air pollué sur la santé humaine sont bien documentés.

Mais les végétaux eux aussi peuvent avoir les feuilles qui … piquent et on mesure mal les effets des polluants.

Sauf pour l’ozone. C’est un polluant secondaire né de l’action des rayons du soleil sur les gaz d’échappement en période estivale. Rien à voir avec la couche d’ozone, notre bouclier protecteur. Cet ozone là se concentre dans l’atmosphère et il est nocif.

Les feuilles des végétaux réalisent leurs échanges gazeux grâce à de minuscules trous : comme les pores de notre peau. Et ces ouvertures permettent à l’ozone de s’infiltrer. Et c’est un oxydant.

Les feuilles ne toussent pas mais …

Elles se couvrent de nécroses, de taches. L’ozone réduit la photosynthèse qui permet aux plantes de transformer les rayons du soleil en sucre. Pour grandir. Comme les hommes, les végétaux ne sont pas égaux devant la pollution. L’orge semble s’en accommoder alors que le blé et le tournesol courbent la tête. Et bien évidemment, la pollution a des effets sur le rendement des cultures.

En 15 ans les récoltes de blé ont diminué de 10% en région parisienne, zone qui supporte une pollution chronique à l’ozone. Pour d’autres cultures, la baisse de rendement peut atteindre 20%. D’après la commission d’enquête du Sénat, le coût de cette pollution frôle les trois milliards d’euros en Europe.

Les conséquences économiques de la pollution de l’air concernent aussi le bâti.

Vous avez tous repéré les suies noires sur les bâtiments en ville. Les monuments du patrimoine sont les plus sensibles. Leur grand âge les a exposé à des centaines d’années de pollution atmosphérique. Ils sont en quelque sorte les archives de l’air pollué : il s’est incrusté dans les façades. Vous savez qu’il n’y a plus de plomb dans l’essence aujourd’hui. Mais hier… à tel point que lorsque l’on rénove un bâtiment on libère des particules de plomb. Les travailleurs sont directement exposés et doivent impérativement être protégés. Cette protection essentielle a multiplié par 10 les coûts de rénovation du Panthéon à Paris.

Alors je prends ma calculette pour faire le compte de l’impact économique de la pollution de l’air.

D’après le rapport d’enquête du sénat : La santé arrive largement en tête 80% des dépenses, devant la détérioration des bâtiments. L’agriculture monte sur la troisième marche de ce triste podium : 1% des coûts.

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