Culture contre béton, et si nos villes s’enterraient.

.Vous connaissez Montréal. Initiée dans les années 60. La ville est aussi étendue sur terre que sous terre. C’était d’abord pour se protéger des températures glaciales en hiver. C’est plus sympa de déambuler dans des magasins chauffés sans sortir se glacer le nez.

Des chercheurs se sont penchés sur la question. Car nous avons un vrai problème. Partout dans le monde, les villes sont des pieuvres qui s’étalent sur les terres agricoles. D’ici 2030 elles auront recouvert l’équivalent de la surface des terres arables de la France.

L’appétit du béton est plus important en Asie et en Afrique. Il met en péril la sécurité alimentaire.

Donc l’idée c’est de vivre sous terre.

Les faire grimper dans le ciel on sait faire. Et là oui les chercheurs proposent de construire des villes souterraines. Vivre sous terre nous permettrait de conserver, en surface, des champs, des espaces agricoles dont nous avons besoin pour nous remplir l’estomac.

J’entends vos objections : nous avons besoin de soleil pour les vitamines qu’il nous apporte.

Et pour le moral. La lumière est bénéfique.

Sans compter qu’on ne peut pas creuser partout. Il ne faut pas endommager les nappes phréatiques surtout en Afrique qui a besoin d’eau. Et penser aux ressources renouvelables comme la géothermie qui permet de se servir de la chaleur du sous-sol pour se chauffer et produire de l’électricité.

Il faudrait aussi enterrer les supermarchés .

Un collectif est né en France « Des terres par d’hyper » pour hypermarchés.

Il se bat contre les projets qu’il estime inutiles et coûteux qui vont dévorer des terres agricoles ou des forêts. Centres commerciaux, aquatiques, aéroports.

Gabegie écologique et sociale : les supermarchés pompent la clientèle des petits commerces de proximité et vident les centres villes.

Le collectif « des terres pas d’hyper » pense que l’on pourrait enterrer certains projets au sens figuré.

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