JP Pasquet
JP Pasquet © Radio France

C’est une première en France : le premier chèque versé aux éleveurs qui arrivent à réduire les émissions de méthane de leurs bovins.

Vous avez observé les vaches ruminer dans les champs ? Si placides et pourtant ce sont de redoutables émettrices d’un puissant gaz à effet de serre : le méthane. Son pouvoir réchauffant sur le climat est plus de 20 fois supérieur au gaz carbonique.

Lorsque les vaches ruminent elles émettent des rots chargés en gaz méthane.

95% sont rejetés par la bouche, le reste heu par un orifice naturel que nous avons tous.

Comment faire pour les empêcher de réchauffer le climat. L’INRA et l’association Bleu Blanc Cœur se sont penchés sur la question et ils ont trouvé.

Le secret est dans l’alimentation que l’on offre aux bovins.

On leur a fait avaler des farines animales, d’où la crise la vache folle, et les conséquences sanitaires sur les humains qui ont mangé la viande.

On a redécouvert une évidence : les vaches ne sont pas carnivores. Elles sont végétariennes. De l’herbe si possible.

Figurez vous que l’herbe c’est cher. Leur menu se compose donc essentiellement de maïs. Et aussi de soja importé et majoritairement génétiquement modifié. Mais si on change cette alimentation, non seulement les vaches sont en meilleure santé mais elles émettent moins de gaz à effet de serre.

Jusqu’à 30% de méthane en moins.

« mon troupeaux a évité l’équivalent en CO2 d’un parcours de 400 000 kilomètres en voiture » raconte Jean Pierre Pasquet il élève une quarantaine de bovins .

Et il a donc changé leur alimentation

Les chercheurs ont cuisiné un mélange équilibré : de la luzerne, de l’herbe, du lin. La digestion est meilleure et les vaches moins polluantes.

Evidemment cela coûte plus cher. Mais 650 éleveurs se sont lancés dans cette opération baptisée Eco Méthane et reconnue par l’ONU.

L’objectif c’est de les rémunérer pour leurs bonnes pratiques. De vendre le méthane évité. Mais ce marché n’existe pas alors il a fallu démarcher des entreprises pour quémander des sous.

Il a fallu les convaincre : ce sera bon pour votre image de marque. Vous pourrez affichez cet engagement dans votre politique de communication.

Et aujourd’hui, la cagnotte a permis de rassembler 137 000 euros et de les verser aux éleveurs les plus vertueux.

On connaît le principe « pollueur payeur ». Là C’est le principe du non pollueur payé.

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