Captage de méthane sur une décharge. Le Plessis-Gassot
Captage de méthane sur une décharge. Le Plessis-Gassot © Véolia.Nicolas Vercellins

La Fondation Véolia organise une journée d’information sur ce gaz à effet de serre dont on parle peu au Conseil économique et environnementale aujourd’hui.

Lorsque vous jetez des restes de repas à la poubelle , vous n’imaginez peut être pas qu’ils peuvent éclairer ou chauffer votre logement. La décomposition de ces déchets organiques, végétaux et animaux, en condition anaérobie, c'est-à-dire sans oxygène, produit du méthane. C’est un carburant qui peut produire de l’énergie. Et c’est un poison pour le climat : ce gaz à effet de serre a un pouvoir réchauffant plus de 20 fois supérieur à celui du gaz carbonique. Le méthane contribue pour 20% à nos émissions de gaz accélérateur du changement climatique.

Nos poubelles ne sont pas les seules à produire du méthane.

Les mines de charbon, l’exploitation pétrolière, l’élevage : lorsque les vaches ruminent elles « rotent » pour expulser le méthane. La décomposition des déjections animales en émet aussi, sans compter les rizières. Tout ceci est une pollution anthropique, due aux activités humaines. Mais il existe aussi des sources naturelles comme les zones humides.

On peut peut-être régler une partie de l’origine humaine de ce gaz à effet de serre.

Prenons la France. Malgré la mise en place du tri sélectif des déchets il y a plus de 20 ans, nous mettons encore en décharge 30% de nos ordures ménagères. Un trou, on entasse, une couche de terre, une couche de déchets , on recouvre. Les archéologues du futur vont bien rigoler quand ils vont analyser tout ça et reconstituer nos modes de consommation. Il existe 150 sites de stockage de ce type en France. Et il est possible de capter le méthane. On creuse des puits dans ce mille feuille de déchets, on y enfonce des tuyaux et on récupère le gaz. Il faut tout de même le nettoyer : il contient du souffre et des résidus de produits. Dans ce flacon de shampoing qui a échappé au recyclage les restes de détergents peuvent se transformer en grains de sable qui vont bloquer le groupe électrogène chargé de produire de l’énergie.

Ce n’est pas une énergie d’avenir si les sociétés humaines se lancent à fond dans le tri et le recyclage des déchets. Mais la décharge étant encore majoritaire dans le monde, c’est un marché énergétique. L’entreprise Véolia qui organise cette journée consacrée au méthane a pour objectif de capter 60% de ce gaz dans le monde. C’est du business évidemment. Oui répond Gwénael La Fournis, en charge de l’exploitation du méthane pour Véolia.

« Mais je réfère ça à l’exploitation des ressources fossiles »

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