Abeille noire
Abeille noire © E Boutet

Leur attaque est très efficace : vol stationnaire à l’entrée de la ruche des abeilles. Le frelon asiatique joue les hélicoptères, il attend. Une abeille sort, il lui coupe la tête et emmène le corps dans son nid : à table !

La présence du frelon date de 2004, repéré dans le lot et Garonne.

Il a vraisemblablement voyagé dans des poteries importées d’Asie. Depuis il progresse de 60 kilomètres par an vers le Nord de la France.

L’Etat a laissé faire malgré les appels de détresse des apiculteurs.

Il aurait été plus facile qu’aujourd’hui d’enrayer sa progression. Il a fallu attendre 2012 pour qu’il soit classé espèce nuisible de catégorie deux. C’est important la catégorie : ce n’est pas l’Etat qui finance la lutte. Ce sont les victimes, apiculteurs, particuliers ou collectivités locales.

Et ça coûte cher.

Pour le porte-monnaie et pour l’environnement. On voit un peu n’importe quoi : usage de dioxyde de souffre, interdit, d’insecticides prohibés.

Une fois les frelons morts, il faudrait revenir pour détruire le nid bâti dans les arbres. Mais on le laisse se dégrader. Il est grignoté par les oiseaux qui s’empoisonnent puisqu’il est farci de pesticides, il finit par tomber par terre et contamine les sols.

Bref, la lutte n’a rien d’écologique.

En Asie, les abeilles et le frelon qui se connaissent depuis longtemps ont

co évolué. Les abeilles ont trouvé la faille du frelon : la chaleur. En cas d’attaque elles se groupent en masse autour du lui, elles créent un halo de chaleur et d’humidité : le frelon n’y survit pas.

D’où cette idée de l’association Pollinis : cuire les nids de frelons asiatiques.

C’est encore un prototype mais voilà comment ça marche : Une canne télescopique permet d’atteindre le nid et d’y faire un trou comme le ferait une perceuse.

La canne est creuse ce qui lui permet d’envoyer de l’air très chaud à l’intérieur du nid. Les frelons sont cuits. Ils meurent. Et peu importe que le nid tombe ensuite à terre, la méthode n’utilise pas de produits chimiques. Le nid n’est pas toxique. Puisqu’on n’a utilisé aucun produit chimique.

C’est peut être la bonne idée.

Elle a été financée par une campagne de levée de fonds. Les citoyens ont ouvert leur porte-monnaie.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.