Des robots au service de la pollinisation des fleurs et des légumes : ce n’est pas de la science-fiction.

Et si on remplaçait les abeilles par des drônes pour polliniser les fleurs ?
Et si on remplaçait les abeilles par des drônes pour polliniser les fleurs ? © AFP / Xu Dewen

Un petit peu encore. Ce sont les japonais qui ont eu cette idée : fabriquer un robot volant pour papillonner sur les végétaux et assurer leur reproduction. Sous le ventre du drone ; un mélange de gel et de crins de cheval pour coller les grains de pollen. Puis le drone va fertiliser le pistil d’une plante femelle. Les atterrissages sont un peu brutaux. On a donc choisi les fleurs en fonction de leur résistance. Et ça marché la reproduction a eu lieu. La machine a remplacé l’abeille. MAIS le drone n’est pas autonome il a besoin d’un pilote.

Même les scientifiques le reconnaissent : les drones ne sont pas prêts de remplacer les abeilles.

Oui. Ils disent qu’il faudra du temps pour que les drones soient aussi efficaces. Et ils avouent qu’en réalité ils ne pourront pas faire le même travail que les insectes pollinisateurs.

Cette idée serait une aberration commente Henry Clément porte-parole de la Fédération nationale des apiculteurs. Les abeilles font le boulot gratuitement, pas besoin d’un drone et d’un pilote. On va arriver dans un mode robotisé et dé végétalisé.

Mieux vaudrait peut être s’inquiéter de la dégradation de l’environnement.

Les insectes pollinisateurs ont faim. Les fleurs disparaissent des bords de champs décimées par les herbicides. Ils ont du mal à trouver de quoi butiner.

Les insectes apprécient peu les pesticides. Ils sont toujours utilisés. J’aime à rappeler que dans le mot pesticide il y a « cide » comme dans homiCIDE. Le but c’est de tuer. Avec des effets collatéraux sur les espèces bénéfiques. Celles qui nous permettent de récolter des fleurs, des fruits, des légumes.

La priorité est sans doute de reconquérir la qualité de la nature. Pas de fabriquer des robots drones pour la remplacer.

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