Les 90 ans de la réserve naturelle de Camargue.

Les richesses naturelles de la réserve de Camargue
Les richesses naturelles de la réserve de Camargue © AFP / Leemage

Le plus intéressant c’est sa naissance. Ça a commencé par une bataille. Un conflit d’usage entre les salins qui voulaient assécher cette zone humide pour récupérer le sel tandis que les agriculteurs plaidaient pour que l’on fasse venir de l’eau douce du Rhône pour cultiver. Le sel et l’agriculture sont peu compatibles.

Et dans cette histoire il y a aussi de la chimie. L’ancêtre de Péchiney a cédé la jouissance de l’étang de Vaccarès et d’autres aux naturalistes. Tout le monde s’est mis d’accord. La réserve était créée et dirigée pendant 40 ans par un ingénieur chimiste, Gabriel Tallon. Comme quoi l’industrie mène à tout y compris à la nature.

La réserve de Camargue est la troisième en France métropolitaine.

Par sa surface. Par sa richesse. En ce moment raconte Benjamin Bricault de la Société Nationale de protection de la nature qui gère la réserve, les premiers oiseaux migrateurs ont atterrit : ce sont les sarcelles d’été. Ils font partie des 285 espèces d’oiseaux qui cohabitent dans la réserve. Les flamands roses sont présents toute l’année.

Je ne vais pas vous accabler de chiffres sur le nombre de mammifères, d’insectes, de plantes. Et il y a un peu de mysticisme dans la réserve. Le bois des Rièges avec ses genévriers de Phénicie qui regardent l’humanité depuis plus de 100 ans.

Et cette réserve offre aussi des légendes

La bête du Vaccarès. Un cavalier. Son cheval se dérobe. Nous sommes dans les années 1900. L’homme maitrise sa monture et tout à coup il aperçoit une ombre qui détale devant lui. Le lendemain il repère des empreintes qu’il n’identifie pas. Plusieurs jours plus tard à force de chercher, il voit à travers les roseaux l’arrière train d’un animal. Il se retourne et là le cavalier découvre un homme visage d’homme au bassin et aux cornes de bouc. C’est la bête du Vaccarès.

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