C'est le nom de l'expédition qui s'apprête à lever l'ancre pour le Pacifique Nord, vers cette soupe de déchets qui flotte entre deux eaux sur une profondeur qui peut atteindre 30 mètres.

C'est un continent poubelle sur lequel on ne peut pas marcher. Mais qui concentre des tonnes de déchets. Il est grand comme 6 fois la France. Et pour la première fois une expédition française dirigée par le navigateur Patrick Deixonne va tenter de caractériser ce continent.

Elle devait partir l'an mais elle a accumulé les avaries... à cause justement des déchets. Des sacs plastiques ont bloqué la pompe à eau de la goélette et les débris d’un filet de pêche ont brisé son gouvernail. L'expédition a donc été reportée à cette année.

Premier objectif : la sensibilisation. Tout ce que nous jetons sur terre fini dans les océans via les fleuves et les rivières.

Les internautes pourront suivre la chasse aux déchets sur le site de l’expédition.

Sur place, il s'agit de quantifier et d'identifier les macros déchets, les plus gros des déchets, ceux que nos yeux peuvent voir.

Mais l'essentiel est constitué de micro déchets... semblables au plancton. C'est d'ailleurs avec un filet à plancton que les micros polluants seront récupérés pendant une heure chaque jour. Ils seront étudiés au retour, sur terre.

Il s'agit aussi de vérifier que cette pollution est bien entrée dans la chaine alimentaire en quantifiant la quantité de polluants présents dans la chaire des poissons.

Nettoyer le septième continent parait être une mission impossible. Il est situé dans les eaux internationales, zone de non droit. Personne n’est responsable.

En 40 ans, la concentration de déchets a été multipliée par 100. Ils restent bloqués là par les courants marins.

Et une araignée de mer en profite pour proliférer. Tous ces déchets lui servent de nid pour pondre ses oeufs.

Le problème c'est qu'elle est aussi une redoutable prédatrice : elle se nourrit des oeufs des poissons... et risque de déséquilibrer la chaine alimentaire.

LA MINUTE DE LA BIODIVERSITE

Comment modéliser la biodiversité.

Et plus précisément ce qu'on appelle la chaine trophique... comment savoir qui mange qui...

François Letourneux de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature nous explique tout.

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