Un appel aux négociateurs du sommet climat pour défendre la forêt.

Lorsque vous vous promenez en forêt, vous marchez au milieu d’un stock de gaz carbonique solide. Pour grandir, un arbre a besoin de CO2. Il capture trois tonnes de gaz carbonique chaque année en moyenne.

Cet appétit permet d’effacer une partie de nos émissions de gaz à effet de serre. A contrario, on comprend que la déforestation est la deuxième source d’émission de gaz réchauffant.

Les causes sont connues : les forêts servent de bois de chauffe à ceux qui n’ont pas accès à d’autres énergies. Elles partent en fumée pour céder la place à l’agriculture et l’élevage. En deux mois, des milliers d’hectares ont brûlé en Indonésie. Place, place pour les cultures d’huile de palme ! Accessoirement, les fumées ont intoxiqué les poumons des pays voisins.

Enfin, elles tombent comme un jeu de mikado coupées par les dents des tronçonneuses, tuées par une exploitation forestière non durable, voire illégale.

D’où ce manifeste publié par le conseil de gestion responsable des forêts.

Le label FSC : vous l’avez peut être vu inscrit en logo sur des meubles de jardin. Il est apparu en 2006 en France.

Cent-quatre-vingt-cinq millions d’hectares sont certifiés dans le monde. Evidemment ce n’est pas grand-chose au regard de la couverture encore et heureusement gigantesque des forêts sur terre. Dix pour cent seulement.

Le manifeste s’adresse aux négociateurs duSommet Climat : n’oubliez pas la forêt. Il était prévu d’aider financièrement les pays forestiers à protéger ce capital. De l’argent, encore de l’argent… un truc qui rend sourd les pays dits riches.

La certification des forêts est un enjeu économique, social et écologique.

Économique, parce qu’un prélèvement raisonné garanti des revenus durables : si on coupe tout, plus d’argent. Dans les forêts certifiées, le prélèvement est sélectif et on laisse la forêt se régénérer naturellement.

Social, parce que les populations autochtones qui vivent grâce aux forêts ne sont pas exclues. Je vous donne un exemple : le peuple sami en Suède élève des rennes, rennes qui mangent le lichen qui couvre les arbres et endommagent leur écorce. Le forestier n’aime pas les rennes enfin… sauf dans son assiette. Il porte plainte pour dégradation. Dans les forêts certifiées : certaines zones sont en quelque sorte sacrifiées et réservées aux élevages de rennes. Il s’agit de ne pas spolier les peuples autochtones qui vivent grâce à la forêt.

Enfin l’enjeu écologique : les forêts abritent 80% de la diversité biologique de la planète, animale et végétale. Elles ont un rôle dans la lutte contre l’érosion des sols et le cycle de l’eau.

D’où ce manifeste à l’adresse du Sommet Climat :pensez à préserver les forêts !

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